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Yémen : il faut "éliminer l'influence iranienne", selon Bahreïn

Le ministre bahreïni des Affaires étrangères, Khaled Ben Ahmed al-Khalifa, a plaidé jeudi dans le quotidien français Le Figaro pour une opération au sol au Yémen afin "d'éliminer l'influence iranienne" dans ce pays.

"Nous devons être présents au sol pour obtenir l'application de la résolution 2216 de l'Onu et la restauration de l'autorité légitime", a-t-il déclaré dans un entretien au quotidien. "Nous devons, enfin, être sûrs d'éliminer complètement l'influence iranienne et celle de leurs alliés houthis", a-t-il ajouté.
"Nous ne pouvons pas continuer de subir des attaques de missiles. Les bombardements aériens que nous menons font des victimes collatérales", a également relevé le ministre bahreïni.

La coalition arabo-sunnite a engagé une série de frappes au Yémen depuis mars contre les rebelles chiites pro-iraniens. Elle a subi de lourdes pertes vendredi avec la mort de 45 Emiratis, 10 Saoudiens et 5 Bahreïnis dans l'attaque au missile d'une base militaire dans la province de Marib (centre du Yémen).

Le conflit au Yémen, qui a fait près de 4.500 morts depuis mars selon l'Onu, est en pleine escalade, avec le déploiement par la coalition de troupes au sol dans le but de reprendre Sanaa aux houthis, un an après leur entrée dans la capitale.

Interrogé sur les espoirs des pays occidentaux d'une plus grande stabilité régionale après la conclusion de l'accord sur le nucléaire iranien, le chef de la diplomatie bahreïnie s'est montré plus que circonspect.
Cet accord "n'assurera pas la stabilité car il ne traite que du nucléaire", a-t-il dit. "Depuis sa signature, le soutien iranien au terrorisme n'a pas changé. Nous avons découvert récemment que l'explosif qui a tué un de nos policiers venait d'Iran. Nos alliés américains et français partagent ces renseignements", a-t-il affirmé.

Khaled Ben Ahmed al-Khalifa a assuré par ailleurs qu'el-Qaëda, très implanté au Yémen, restait un objectif de la coalition même si la lutte contre cette organisation jihadiste n'est pas prioritaire dans l'immédiat.
"El-Qaëda (..) est une cible légitime, car c'est un ennemi du Yémen. Si ces militants ne sont pas visés actuellement, cela ne veut pas dire qu'ils ne le seront pas le moment venu", a-t-il déclaré.
"Même pour les Saoudiens, El-Qaëda est une haute priorité, car le groupe reçoit beaucoup de soutien en Arabie", a-t-il ajouté.

Le ministre bahreïni des Affaires étrangères, Khaled Ben Ahmed al-Khalifa, a plaidé jeudi dans le quotidien français Le Figaro pour une opération au sol au Yémen afin "d'éliminer l'influence iranienne" dans ce pays."Nous devons être présents au sol pour obtenir l'application de la résolution 2216 de l'Onu et la restauration de l'autorité légitime", a-t-il déclaré dans un entretien au quotidien. "Nous devons, enfin, être sûrs d'éliminer complètement l'influence iranienne et celle de leurs alliés houthis", a-t-il ajouté."Nous ne pouvons pas continuer de subir des attaques de missiles. Les bombardements aériens que nous menons font des victimes collatérales", a également relevé le ministre bahreïni.La coalition arabo-sunnite a engagé une série de frappes au Yémen depuis mars contre les rebelles chiites...