Le directeur général de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim, a assuré hier que la situation sécuritaire était « stable et sous contrôle ». « Les rumeurs selon lesquelles il y aura de grosses secousses (sécuritaires) ne sont pas vraies », a-t-il ajouté dans un entretien accordé à Télé-Liban.
Le général Ibrahim a démenti, dans ce cadre, que des mesures aient été prises pour faire échec à d'éventuelles attaques visant des ambassades de pays du Golfe, notamment celle d'Arabie saoudite. « Les services et les forces de sécurité libanais font face au terrorisme et aux terroristes. Si ces derniers parviennent à se livrer à une quelconque agression, ce sera contre une institution sécuritaire ou officielle libanaise, dans une tentative de porter un coup à la guerre menée par l'État libanais contre le terrorisme », a-t-il précisé. « Si une attaque a lieu contre un centre sécuritaire au Liban, cela ne sera guère surprenant. C'est ce qui se produit dans tout pays qui lutte contre le terrorisme », a noté le directeur de la Sûreté générale.
Évoquant par ailleurs la situation dans les camps palestiniens, le général Ibrahim a indiqué que « les forces de l'ordre libanaises, présentes autour des camps, tiennent très bien en main la situation et suivent ce qui se déroule à l'intérieur de chaque camp ». « La force de sécurité palestinienne mixte à l'intérieur de Aïn el-Héloué doit instaurer la stabilité à l'intérieur du camp », a-t-il ajouté.
Abbas Ibrahim a relevé l'augmentation du taux de criminalité dans le pays, estimant que l'une des raisons de la recrudescence de ces crimes est la présence du nombre important de réfugiés syriens dans le pays.
Concernant la question des militaires retenus en otage par des organisations terroristes syriennes, le directeur de la Sûreté générale a indiqué que les contacts avaient débouché sur un accord d'échange avec le Front al-Nosra, mais que ce dernier avait mis un terme à cette opération. Il a souhaité que les négociations reprennent et débouchent sur une fin heureuse. Il a cependant noté qu'aucun contact n'avait été établi avec Daech, indiquant que les relations avec al-Nosra passent par des intermédiaires turcs et qataris. « Il y a 16 otages et un corps détenus par al-Nosra, et 9 otages et un corps en possession de Daech », a-t-il noté.
Concernant son initiative de déblocage, Abbas Ibrahim a indiqué qu'elle repose sur « la redynamisation du Parlement pour relancer la législation de nécessité et proroger le mandat des officiers militaires ». « Cependant, certains souhaitent délibérément empêcher le déblocage du Parlement, ce qui se répercute négativement sur le Conseil des ministres », a-t-il indiqué.
Le général Ibrahim a d'autre part indiqué qu'il n'y avait aucune solution à l'horizon sur le dossier de la présidentielle, exprimant l'espoir que ce vide soit comblé le plus tôt possible, et estimant que le seul espoir d'améliorer la solution reste, pour l'heure, l'initiative Berry de dialogue.
Le directeur de la Sûreté générale a enfin estimé que si le Premier ministre venait à présenter sa démission, le gouvernement continuerait à expédier les affaires courantes.
Liban
La situation sécuritaire est sous contrôle, assure Abbas Ibrahim
OLJ / le 12 septembre 2015 à 00h00


Est-il pro-Berry ?
02 h 57, le 12 septembre 2015