La croix, cet objet dont nous avons la piété, est devenue un signe pour tous les chrétiens. Cette croix, nous la retrouvons dans nos églises et nos maisons, mais parfois aussi aux carrefours de nos chemins en montagne ou encore sur les tombes de nos défunts. Dans bien des cas, elle fait partie des signes que les chrétiens de tout rite portent dans leurs prières, communions et au moment de l'absolution lors du sacrement de réconciliation. Pour certaines personnes, la croix est devenue un bijou pieux qu'on porte ou un signe pour marquer leur appartenance au christianisme.
Oui, bien sûr, mais cette croix, c'est aussi celle qui marque douloureusement la vie de dizaines de millions d'hommes, de femmes et d'enfants : nous pensons à celles qui s'appellent « exclusion », « marginalisation », « rejet », « réfugiés dépaysés », ainsi que « les laissés-pour-compte ». Les médias nous parlent régulièrement des catastrophes, des accidents spectaculaires et des « faits divers ». Ils sont nombreux celles et ceux qui portent une lourde croix dans leur vie de tous les jours.
En ce jour, le Saint Évangile nous invite à regarder au-delà. Il nous montre le Christ élevé sur la croix. Cette élévation n'est pas seulement physique. Ici, c'est de son exaltation et de sa glorification qu'il s'agit. Nous regardons la croix non pour y voir l'horreur subie par le condamné, mais la glorification du Messie.
En regardant cette croix, nous apprendrons à imiter le Christ. Lui-même nous a aimés jusqu'au don total de sa vie. C'est sur ce chemin du don de soi que nous sommes invités à le suivre jusqu'au bout. C'est à cette condition que nous pourrons prendre part à son exaltation et à sa glorification.
Sylvain THOMAS
Nos lecteurs ont la parole - Sylvain Thomas
La fête de la Croix nous apprend tant de choses !
OLJ / le 12 septembre 2015 à 00h00


Hélas, beaucoup de Libanais soi-disant chrétiens qui prétendent défendre les chrétiens, mais en réalité ils ne sont pas chrétiens quand ils s'obstinent à boycotter les appels du Président du Parlement à venir participer à l'élection de l'unique Président chrétien parmi tous les pays arabo-musulmans, risquant ainsi de perdre ce privilège que nous réserve nos compatriotes musulmans pourtant bien plus nombreux que nous. Ce boycott est 100% anti-chrétien.
15 h 47, le 12 septembre 2015