La démocratie n'est pas « la priorité » en Syrie où il faut avant tout « arrêter le bain de sang », a affirmé hier le président iranien Hassan Rohani, dont le pays est un grand allié du régime de Bachar el-Assad.
« Est-ce le moment de discuter de démocratie en Syrie ? » s'est interrogé le président Rohani lors d'une conférence de presse avec le président autrichien Heinz Fischer, en visite à Téhéran. « Des millions de personnes sont déplacées, des centaines de milliers tuées » dans ce pays qui est dans une « instabilité totale », a-t-il dit, ajoutant : « Ce qui nous importe, c'est la vie des Syriens et le retour des réfugiés. »
Selon lui, avant de « parler des groupes d'opposition et de ceux soutenant » le régime du président Bachar el-Assad, « il faut d'abord arrêter le bain de sang, établir une sécurité relative en Syrie pour permettre aux réfugiés de rentrer ». « Alors on pourra parler de l'avenir de la Syrie, de la démocratie et des élections », a ajouté le président iranien. Il a affirmé que son pays était prêt « à s'asseoir à n'importe quelle table de négociations dans le monde pour parvenir » à stopper la violence en Syrie.
Pour sa part, le ministre autrichien des Affaires étrangères a estimé hier à Téhéran que Bachar el-Assad et ses alliés, l'Iran et la Russie, devaient être associés à la lutte contre l'EI.
Moyen Orient et Monde
Pour Rohani, la démocratie n’est pas « la priorité » en Syrie
OLJ / le 09 septembre 2015 à 00h54

