Sortant d'une enfance mouvementée, Infiniti plonge brutalement dans sa crise d'adolescence, changeant drastiquement ses modèles et leurs appellations. Il faut faire un signe d'au revoir à la G, la M, l'EX et la FX qui nous sont devenues si familières, et accueillir la lettre Q. En hommage à l'originale Q45, la marque retourne à ses racines. Toute la nouvelle gamme berline adopte le Q, et la gamme SUV, le QX. Ce renouveau entraîne aussi des conséquences sur les ventes et le marketing. Dernièrement, il est difficile d'ignorer les panneaux d'affichage montrant la nouvelle Q50, une voiture à 39 900 dollars avec payement à 2,99 % d'intérêt, décrite comme « belle à l'intérieur comme à l'extérieur ». Époustouflant ou trop beau pour être vrai ? Afin de vérifier ces propos, L'Orient-Le Jour a voulu mener sa petite enquête.Il faut avouer que la voiture est en effet très attirante sur la photo, mais le coup de foudre ne frappe à pleine puissance qu'à la rencontre de cette incroyable machine. Concassée de lignes élégantes mais agressives, la carrosserie révèle une sculpture fluide, retenant un style coupé adapté à ses 4 portes. La Q50 est stylée jusqu'au moindre détail, même la vitre latérale arrière suit une courbe artistique. Le regard se fixe tellement sur l'extérieur qu'on oublie la possibilité de rentrer s'asseoir dans la voiture. Mais une fois dedans, le cockpit vous emmène dans le futur de l'ergonomie automobile. Pour commencer, le siège complémente votre corps pour former un cocon de confort couplé à une position idéale à une conduite focalisée. L'intérieur impressionnant offre aussi deux écrans tactiles montés verticalement pour un effet digital digne de films de science-fiction. Les boutons aussi sont les fruits d'une R&D avancée : ils sont tous à portée de main, agréablement dessinés, bien placés, avec des fonctions précises et concises.
La beauté est essentielle mais ne suffit pas pour faire d'une voiture un vrai succès. Les organes vitaux de la Q50 doivent démontrer des valeurs seyantes à cette peau élégante. Une motorisation V6 Turbo de 327 chevaux est disponible, mais l'Infiniti de l'affiche berce une mécanique assez unique : un V4 2.0 Turbo qui dégage une puissance de 208 chevaux. Dès le bouton de démarrage, le moteur ronchonne, suppliant le pilote de le lâcher afin qu'il dévore l'asphalte. Telle une amante discrète, elle peut être calme et sensuelle ou agressive et féroce, suivant la voie empruntée par votre humeur.
En outre, la Q50 propose plusieurs nouveautés orientées vers la conduite, la sécurité et le confort. Dotée d'un volant contrôlé électriquement, elle se laisse faire facilement, restant toujours attentive à ses alentours. Avec le système breveté Infiniti Safety Shield, une multitude de minicaméras et autres types de capteurs communiquent en temps réel afin de garder les passagers sécurisés. Le système met en équation la vitesse du véhicule et la proximité d'obstacles pour éviter et anticiper des accidents. En cas d'événement malheureux, il freine à la place du pilote et prépare les systèmes des airbags, ferme les fenêtres, actionne les feux de détresse et serre la ceinture en fonction du choc précalculé par l'ordinateur de bord.
Mais il est temps de passer au verdict de notre investigation : « Belle à l'intérieur comme à l'extérieur » n'est pas juste une tentative marketing. L'Infiniti Q50 est l'essence de ce qu'une berline devrait être. Elle marie style italien, ingénierie japonaise, performance allemande et luxe britannique, savamment empaquetés dans un véhicule époustouflant en effet. On peut juste regretter, toutefois, que l'habitabilité aux places arrière reste moyenne, contrairement au coffre qui revendique un bon 500 litres.

