Le Premier ministre marocain Abdelilah Benkirane. Fadel Senna/AFP
Les Marocains ont voté pour des élections locales qui serviront de test pour le parti islamiste du Premier ministre Abdelilah Benkirane, à un an des législatives.
Ce scrutin doit donner un aperçu du climat politique dans le royaume, quatre ans après le mouvement de contestation populaire né dans le contexte du printemps arabe, qui avait amené le roi Mohammad VI à faire adopter une nouvelle Constitution, à l'été 2011.
Quelques mois plus tard, le Parti islamiste justice et développement (PJD), jusque-là cantonné dans l'opposition, avait engrangé une victoire historique aux législatives.
Un an avant de remettre son mandat en jeu, M. Benkirane affronte ainsi son premier « grand match électoral » en tant que chef du gouvernement, selon le journal L'Économiste.
Si les trois premières années de gestion du PJD n'ont pas produit tous les résultats escomptés – notamment en matière de lutte anticorruption, un de ses chevaux de bataille –, Abdelilah Benkirane, habile politicien, reste relativement populaire et espère que la cote de sa formation ne faiblira pas.
Lors de la campagne, M. Benkirane avait jugé qu'une victoire de son parti serait « logique ». Il se targue notamment d'une diminution sensible du déficit public, à la faveur d'une réforme réduisant les subventions sur l'essence et autres produits de grande consommation.
Et cela sans heurt social majeur dans un pays où près d'un jeune sur trois est au chômage selon la Banque mondiale.
Deux formations ont toutefois appelé au boycott : la mouvance islamiste aAl-Adl wal Ihsane (Justice et bienfaisance), interdite mais tolérée, et le parti Voie démocratique (extrême gauche).
(Source : AFP)

