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Nos lecteurs ont la parole - Caroline Echo

Réponse au courrier de Lamia Sfeir Darouni à propos du général Aoun

J'ai lu avec attention votre courrier du 2 septembre 2015 et je voudrais vous dire que si vous êtes libre de ne pas vouloir le général Aoun comme président du Liban, je pense que les raisons que vous avancez ne reflètent pas la réalité.
- Vous appelez langage de haine et de menaces un langage qui n'est autre qu'un cri de colère et de douleur pour un pays qu'il voit happé par des requins affamés qui n'ont même plus la décence de cacher leur voracité. Le général Aoun n'est pas haineux, mais c'est un homme qui a une spontanéité qui j'avoue ne fait pas de lui un politicien parfait, mais qui par ailleurs montre clairement son trait de caractère d'homme honnête, et en même temps engagé et patriotique.
- Vous dites que le général Aoun prend en otage tout un peuple pour le forcer à lui obéir. Expliquez-moi, madame, comment vous en êtes arrivée à cette conclusion. Quels sont les éléments que vous avez en main qui vous permettent une telle affirmation ? Je suis plutôt convaincue que c'est la majorité qui cherche à laisser le pays sans président, cela lui permettant de gouverner au nom des chrétiens et de leur ôter leurs droits et leurs choix, tout en disposant des caisses de l'État. Le général Aoun a été le seul leader politique à avancer des propositions qui donnent plein pouvoir au peuple d'élire son président indirectement, ou, à défaut, directement. Est-ce que vous considérez que le Parlement actuel vous représente ? On fait dire au général Aoun plein de choses parce qu'il dérange ces requins, mais lui n'a jamais dit autre chose que : laissez le peuple décider (ne serait-ce qu'hier il l'a répété très clairement, si vous avez eu la curiosité d'écouter son discours). Les revendications du général Aoun sont claires : une nouvelle loi électorale qui permette au peuple libanais d'élire les députés qui le représentent et qui, en l'occurrence, éliront le président de la République au nom du peuple libanais, ou, à défaut, une élection présidentielle au suffrage universel. Qu'y a-t-il de plus clair ?
- Vous dites que le général dispose de la République comme de son bien familial. Pourquoi ? Parce qu'il a choisi comme un de ses ministres son gendre Gebran Bassil ? Regardez plutôt les accomplissements de Gebran Bassil. Je pense qu'il le mérite bien, et ce n'est pas parce qu'il est le gendre du général qu'il doit être puni et le peuple libanais avec lui. En effet, il est un des rares ministres qui ait géré chaque ministère qui lui a été assigné avec beaucoup de travail et de compétence. Au lieu de s'arrêter à des idées préconçues, demandez-lui de vous montrer tout ce qu'il a réalisé et tout ce qu'il a été empêché par les requins de réaliser et qui n'aurait apporté que du bien au peuple libanais.
- Vous dites que le général Aoun a lâché ses hommes et son peuple en 1990. Allez demander à l'ambassadeur français en fonctions au Liban en 1990 si cela est vrai. Comment un homme prend la fuite et se cache à l'ambassade, laissant son épouse et ses enfants au palais présidentiel ? La vérité est tout autre, madame, et je ne vais pas m'y attarder, mais le général a déjà relaté les faits plus d'une fois devant le public, sur les chaînes de télévision, et ces faits sont indéniables parce qu'il y a des témoins de valeur qui peuvent confirmer sa version des faits.
Il est temps pour chaque Libanaise et Libanais de peser ses mots et de chercher la vérité avant de lancer des affirmations, parce que cela est dans l'intérêt du Liban et de son peuple. Commençons par cela pour bâtir un pays.

Caroline ECHO

J'ai lu avec attention votre courrier du 2 septembre 2015 et je voudrais vous dire que si vous êtes libre de ne pas vouloir le général Aoun comme président du Liban, je pense que les raisons que vous avancez ne reflètent pas la réalité.- Vous appelez langage de haine et de menaces un langage qui n'est autre qu'un cri de colère et de douleur pour un pays qu'il voit happé par des requins affamés qui n'ont même plus la décence de cacher leur voracité. Le général Aoun n'est pas haineux, mais c'est un homme qui a une spontanéité qui j'avoue ne fait pas de lui un politicien parfait, mais qui par ailleurs montre clairement son trait de caractère d'homme honnête, et en même temps engagé et patriotique.- Vous dites que le général Aoun prend en otage tout un peuple pour le forcer à lui obéir. Expliquez-moi, madame, comment...
commentaires (4)

Qui se ressemble s'assemble....

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

13 h 10, le 06 septembre 2015

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Commentaires (4)

  • Qui se ressemble s'assemble....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    13 h 10, le 06 septembre 2015

  • UN PATRIARCHE ! - OU MOI OU PERSONNE ET LA VACANCE PRÉSIDENTIELLE CONTINUE ET LE PAYS SE DÉSINTÈGRE... - OU MON GENDRE MINISTRE OU PAS DE GOUVERNEMENT... - DEHORS LES CORROMPUS EXCEPTÉ LES NÔTRES... ETC... ETC... ETC... ET LE PALMARÉS N'EN FINIT PAS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 50, le 06 septembre 2015

  • Rien que des contre-vérités à la mode de l'agence Tass de Staline qui ne méritent même pas d'être lues. Rien que "Moi ou personne" et le boycott de l'élection présidentielle contredisent tout ce que vous racontez. Fermons le ban.

    Annie

    15 h 41, le 05 septembre 2015

  • Cette réponse ne répond en rien aux arguments de Lamia Sfeir. Les propositions de GMA (nouvelle loi électorale, élection du président au suffrage universel) sont peut-être excellentes (ou peut-être pas), mais chacun sait, y compris leur auteur, qu'elles sont, de toutes façons, inapplicables tant qu'un président n'a pas été élu puisque - à condition, bien sûr que l'on ait encore un minimum de respect pour la Constitution - l'Assemblée n'a plus aucun pouvoir pour légiférer. Qui "laisse le pays sans président", sinon ceux qui refusent de se rendre à la séance électorale? Mr. de la Palisse pourrait répondre. Quant aux "accomplissements de Gebran Bassil", il aurait mieux valu ne pas en parler.Tout le monde a pu constater que sous son règne, le rationnement en électricité n'a fait qu'augmenter et le déficit de l'EDL également. Enfin, les explications alambiquées du général concernant sa fuite en 90 ne peuvent convaincre que ceux qui tiennent à l'être. De plus elles n'expliquent pas comment, lors de sa visite à Bachar, il n'a rien fait pour obtenir la libération de ses hommes emprisonnées en Syrie. On pourrait continuer longtemps sur ce thème. Non! Moi non plus, je ne veux pas de Michel Aoun pour pr♪0sident!

    Yves Prevost

    07 h 00, le 05 septembre 2015

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