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Moyen Orient et Monde - Guatemala

Accusé de corruption, le président Perez cède à la pression et démissionne

Après des mois d'intense pression populaire et à quelques heures d'une probable destitution sur des soupçons de corruption, le président du Guatemala Otto Perez a finalement démissionné, bouleversant le paysage politique de ce pays à quelques jours des élections.
Le dirigeant conservateur, au pouvoir depuis 2012, fera face « la conscience tranquille » aux poursuites pénales à son encontre, dit-il dans sa lettre de démission diffusée hier par les médias locaux.
Otto Perez est accusé par le parquet et une commission de l'Onu contre l'impunité (Cicig) d'avoir dirigé un système de corruption au sein des douanes grâce auquel des fonctionnaires touchaient des pots-de-vin pour exonérer de taxes certaines importations.
Le Parlement a commencé hier à 07h00 à se réunir pour accepter officiellement sa démission. Puis une session d'urgence aura lieu dans l'après-midi : le vice-président, Alejandro Maldonado, prêtera alors serment, à trois jours seulement du premier tour des élections présidentielle, législatives et municipales de dimanche. M. Perez n'était pas candidat, la Constitution n'autorisant qu'un seul mandat.
Dès l'annonce, dans la nuit, de la démission du président, des dizaines de Guatémaltèques ont accouru devant la Cour suprême, au son des sifflets et scandant « Otto, voleur, tu vas aller à Pavon », l'une des principales prisons du Guatemala. « C'est bien que les citoyens continuent avec courage et maturité ces mouvements sociaux », a commenté la militante indigène Rigoberta Menchu, Prix Nobel de la paix 1992, venue célébrer la décision sur la place de la Constitution, où un autre groupe était réuni hier matin.
Signe d'un véritable renversement de situation, l'acteur Jimmy Morales, entré dans la vie politique à l'occasion de la campagne actuelle, est désormais en tête des intentions de vote à la présidentielle, selon un sondage publié hier.
(Source : AFP)

Après des mois d'intense pression populaire et à quelques heures d'une probable destitution sur des soupçons de corruption, le président du Guatemala Otto Perez a finalement démissionné, bouleversant le paysage politique de ce pays à quelques jours des élections.Le dirigeant conservateur, au pouvoir depuis 2012, fera face « la conscience tranquille » aux poursuites pénales à son encontre, dit-il dans sa lettre de démission diffusée hier par les médias locaux.Otto Perez est accusé par le parquet et une commission de l'Onu contre l'impunité (Cicig) d'avoir dirigé un système de corruption au sein des douanes grâce auquel des fonctionnaires touchaient des pots-de-vin pour exonérer de taxes certaines importations.Le Parlement a commencé hier à 07h00 à se réunir pour accepter officiellement sa démission. Puis une...
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