Les rues de Beyrouth sont à nouveau envahies par les déchets ménagers, les travailleurs de la société Sukleen ayant entamé ce matin leur 4e jour de grève, exprimant par là leur inquiétude sur le sort de leur emploi.
Selon des sources proches de la société, celle-ci « a mis en garde les responsables de ne pas inclure dans le cahier des charges de l'appel d'offres pour la gestion des déchets une clause stipulant la continuité du travail de près de 1 800 éboueurs et conducteurs de camion travaillant pour Sukleen ». Les sources de Sukleen estiment que ces employés devraient être spontanément maintenus à leurs postes par la société qui obtiendra l'adjudication pour la gestion des déchets, « d'autant que cela facilitera le travail, vu leur compétence et leur expérience ». Selon les mêmes sources, Sukleen s'est engagée auprès de ses employés à payer la totalité de leurs salaires et indemnités tant qu'ils travaillent, sachant qu'il faut pourvoir au ramassage des ordures durant la période transitoire.
Toutefois, et tant que l'État ne se chargera pas d'assurer un dépotoir, la solution au problème de la grève des éboueurs de Sukleen ne règlera pas forcément le problème de l'amoncellement des ordures, soulignent ces sources.
Par ailleurs, la société Sukleen a comparé ses prix à ceux de la société Indevco (en lice dans l'appel d'offres), affirmant qu'en ne comptant pas le coût des opérations de balayage, le ramassage par Indevco d'une tonne de déchets coûtera 123 dollars alors qu'avec Sukleen, les mêmes services coûtaient 120 dollars.
Liban
Sukleen s’est engagée à régler les salaires jusqu’à l’arrêt du travail
OLJ / le 27 août 2015 à 00h00


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