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Moyen Orient et Monde - Ukraine

Nouvelles accusations de Kiev contre Moscou

Hier, à l’occasion de la fête de l’Indépendance, le commandant d’un bataillon ukrainien a embrassé un drapeau qui lui était tendu par le président Petro Porochenko en personne. Mykola Lazarenko/service de presse présidentiel ukrainien/AFP

Le président ukrainien Petro Porochenko a accusé hier Moscou d'avoir envoyé ces derniers jours de gros renforts aux séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, à quelques heures d'un sommet à Berlin avec ses homologues allemand et français sur la crise ukrainienne.
Le chef d'État ukrainien doit présenter ses propositions pour une « désescalade » du conflit lors d'une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande. Il s'agit de la première rencontre depuis les négociations marathon de Minsk en février qui avaient abouti à la signature d'accords de paix et l'instauration d'une trêve, désormais violée à un rythme quasi quotidien sur plusieurs points de la ligne de front. Cette fois, les dirigeants européens et ukrainien se retrouvent sans le président russe Vladimir Poutine, après un récent regain des violences dans l'Est, dont Kiev et Moscou se sont accusés réciproquement d'avoir provoqué.
L'absence du président russe « signifie qu'avant la rencontre dans le format Normandie (dont fait partie la Russie), l'Ukraine, la France et l'Allemagne doivent coordonner leurs positions et leurs approches », a expliqué M. Porochenko, ajoutant que les dirigeants des pays du format Normandie pourraient se retrouver à quatre en septembre. « Nous devons faire en sorte que la Russie respecte les accords de Minsk », a poursuivi le président ukrainien. À Berlin, le porte-parole d'Angela Merkel, Steffen Seibert, a souligné que le sommet à trois aurait pour but de « renforcer le processus de Minsk ».
Avant de s'envoler pour Berlin, le chef de l'État ukrainien a donc accusé le Kremlin d'avoir envoyé aux rebelles, cette semaine, « trois gros convois militaires » et a réaffirmé, à l'occasion de la fête de l'Indépendance de l'Ukraine, célébrée hier, que la menace d'une « intervention directe » russe dans le pays existait toujours. « Moscou a fourni aux rebelles jusqu'à 500 chars, 400 systèmes d'artillerie et 950 véhicules blindés », a précisé M. Porochenko. Selon lui, 50 000 soldats russes sont déployés à la frontière de l'Ukraine, et 9 000 responsables militaires russes font partie des 40 000 hommes qui font face aux forces ukrainiennes dans l'Est séparatiste. Pour M. Porochenko, dans l'année à venir, l'Ukraine va « marcher sur une fine couche de glace où chaque pas imprudent pourrait devenir fatal ». « La guerre pour l'indépendance dure toujours », a-t-il conclu.
(Source : AFP)

Le président ukrainien Petro Porochenko a accusé hier Moscou d'avoir envoyé ces derniers jours de gros renforts aux séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, à quelques heures d'un sommet à Berlin avec ses homologues allemand et français sur la crise ukrainienne.Le chef d'État ukrainien doit présenter ses propositions pour une « désescalade » du conflit lors d'une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande. Il s'agit de la première rencontre depuis les négociations marathon de Minsk en février qui avaient abouti à la signature d'accords de paix et l'instauration d'une trêve, désormais violée à un rythme quasi quotidien sur plusieurs points de la ligne de front. Cette fois, les dirigeants européens et ukrainien se retrouvent sans le président russe...
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