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Liban - Camps Palestiniens

Aïn el-Héloué : de violents accrochages vite contenus

Le haut comité chargé de la sécurité des camps palestiniens, réuni hier à Aïn el-Héloué, avant d’annoncer, vers midi, un cessez-le-feu. Photo Ani

Le camp des réfugiés palestiniens de Aïn el-Héloué a été secoué par de nouveaux accrochages entre factions palestiniennes du Fateh et groupes islamistes, commencés samedi en début de soirée, et qui ont fait deux morts, dans les rangs du Fateh (Moustapha Saleh et un autre de la famille Machour), et 20 blessés. Un cessez-le-feu est toutefois entré en vigueur dès midi et demi hier, à la suite d'un accord obtenu au sein du haut comité chargé de la sécurité des camps, réuni d'urgence dans le salon de la mosquée al-Nour, à l'intérieur du camp de Aïn el-Héloué. L'annonce du cessez-le-feu a été suivie par le retrait des éléments armés et le déploiement des forces de sécurité du camp. Deux heures plus tard, une marche populaire, conduite à partir de la mosquée al-Nour par les membres du haut comité de sécurité, des comités populaires et des comités de jeunesse, et parcourant les différents points d'affrontements, a confirmé l'arrêt des violences.
Celles-ci avaient débuté samedi lorsque le groupe Jund el-Cham, relevant de Bilal Badr, a tendu une embuscade au chef de la sécurité nationale palestinienne à Saïda, le général Abou Achraf al-Armouchi. Blessé grièvement, il a été transporté à un hôpital de Saïda. Il prenait part aux funérailles d'un élément du Fateh, Youssef Jaber, tué la veille lors d'une altercation que certains qualifient d'incident isolé. Selon des informations de l'agence al-Markaziya, le Fateh a remis aux services de renseignements de l'armée deux membres des groupes islamistes qui auraient participé au meurtre, la veille, de Youssef Jaber. Cette initiative aurait irrité les islamistes.
Lors des violents accrochages faisant suite à la tentative d'assassinat du général al-Armouchi, des armes automatiques et des roquettes ont été utilisées sur plusieurs axes, obligeant de nombreux habitants du camp à fuir vers Saïda. De lourds dégâts ont été causés à des habitations et des commerces, ainsi qu'aux réseaux d'eau et d'électricité. L'intensification des accrochages était telle samedi que des roquettes ont atteint des cibles situées en dehors du camp, comme l'Institut technique Cheikh Zayed ben Sultan, situé près d'un marché de légumes sur l'autoroute-sud de Saïda. La circulation a été par conséquent déviée à ce niveau par les Forces de sécurité intérieure.

« Maintien » du cessez-le-feu
Un premier accord sur un cessez-le-feu avait été obtenu, samedi en début de soirée, grâce aux médiations de l'ambassade de Palestine. Mais il n'a pas été respecté, et les accrochages se sont intensifiés samedi soir, faisant un second tué hier dans l'avant-midi. Des francs-tireurs auraient même pris pour cible les habitations, hier matin, dans les quartiers de Baassiri et de la place des Martyrs de Saïda, adjacents au camp de réfugiés, selon l'Agence nationale d'information (Ani).
C'est après l'annonce d'un nouveau cessez-le-feu, hier à midi, que le calme a paru se rétablir durablement. C'est ce que devait confirmer dans l'après-midi le commandement politique unifié des factions et forces palestiniennes, nationales et islamiques au Liban, à l'issue d'une réunion urgente, qu'il a tenue en présence de l'ambassadeur palestinien, Achraf Dabbour, au siège de l'ambassade à Beyrouth. Dans un communiqué, les responsables ont assuré que « tous ceux qui tentent de troubler la sécurité et la stabilité du camp seront sanctionnés ». L'accent a été mis en outre sur « le maintien du cessez-le-feu ». Le communiqué a également fait état d'un « déploiement des forces de sécurité communes pour veiller au respect du cessez-le-feu » et assuré que « le calme s'est rétabli ». Saluant par ailleurs « les habitants du camp pour leur patience face aux projets de discorde », le communiqué a mis en garde contre « les rumeurs diffusées dans le but de troubler la sécurité du camp ». Les responsables ont enfin rappelé leur attachement « à l'initiative palestinienne unifiée visant à protéger la présence palestinienne au Liban et renforcer les liens fraternels libano-palestiniens ».
Pour sa part, la députée Bahia Hariri, ayant suivi de près les incidents, a appelé hier les forces palestiniennes à « se solidariser face à ce qui se trame contre le camp de Aïn el-Héloué ». Le secrétaire général du Mouvement nassérien, Oussama Saad, a lui aussi appelé au rétablissement du calme et dénoncé la tentative d'assassinat du chef de la sécurité nationale palestinienne à Saïda.

Le camp des réfugiés palestiniens de Aïn el-Héloué a été secoué par de nouveaux accrochages entre factions palestiniennes du Fateh et groupes islamistes, commencés samedi en début de soirée, et qui ont fait deux morts, dans les rangs du Fateh (Moustapha Saleh et un autre de la famille Machour), et 20 blessés. Un cessez-le-feu est toutefois entré en vigueur dès midi et demi hier, à la suite d'un accord obtenu au sein du haut comité chargé de la sécurité des camps, réuni d'urgence dans le salon de la mosquée al-Nour, à l'intérieur du camp de Aïn el-Héloué. L'annonce du cessez-le-feu a été suivie par le retrait des éléments armés et le déploiement des forces de sécurité du camp. Deux heures plus tard, une marche populaire, conduite à partir de la mosquée al-Nour par les membres du haut comité de...
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