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Turquie: plusieurs maires de villes kurdes emprisonnés, soupçonnés d'avoir proclamé leur autonomie

AFP
23/08/2015

Un tribunal turc a décidé dimanche d'incarcérer cinq maires de villes à majorité kurde du sud-est du pays, accusés d'avoir essayé de "détruire l'unité" nationale en appelant à l'autonomie de la région, selon l'agence officielle Anatolie.

Parmi les maires placés en détention provisoire en attente de leur jugement se trouvent les co-maires de Sur, un district de la ville de Diyarbakir (sud-est du pays), Seyid Narin et Fatma Sik Barut, a précisé l'agence de presse turque. La maire de la ville de Silvan (région de Diyarbakir), Yuksel Bodakci, est également détenue.

Dans le même temps, à l'extrême sud-est du pays, dans la région d'Hakkari (frontalière avec l'Irak et l'Iran), les co-maires de la ville, Dilek Hatipoglu et Nurullah Ciftci, ont été mis en détention. Le responsable local du Parti du peuple et de la démocratie (HDP, prokurde), Ismail Sihat Kaya, a également été arrêté à Hakkari, selon les médias turcs. La justice turque reproche à ces maires d'avoir essayé de "détruire l'unité de l'Etat et l'intégrité du pays". Aucune date de procès n'a encore été annoncée.

Les maires détenus ont tous été élus sous l'étiquette du Parti pour la paix et la démocratie (BDP), proche du HDP, qui a réalisé une percée historique lors des législatives du 7 juin en obtenant 13% des voix.
Dans de nombreuses communes turques à majorité kurde, les postes à responsabilité sont occupés conjointement par un homme et une femme, par souci de parité. Selon les médias locaux, ces élus et ce responsable politique ont été arrêtés de manière préventive la semaine dernière dans le cadre d'une enquête sur des assemblées soupçonnées d'avoir proclamé leur autonomie dans les districts de Silopi et de Cizre, dans la province de Sirnak (sud-est du pays), et de ne plus reconnaître les institutions turques.

Depuis le début de la "guerre contre le terrorisme" lancée par Ankara, 56 membres des forces de sécurité turque sont morts dans des attaques revendiquées ou attribuées au PKK, dont 812 combattants ont été tués, selon un dernier bilan fourni par l'armée turque. Des chiffres qui restent toutefois difficiles à vérifier.
La Turquie a lancé le 24 juillet une offensive militaire à la suite de l'attentat suicide de Suruç (sud), visant essentiellement le PKK, qui en réponse, a rompu un cessez-le-feu en vigueur avec Ankara depuis 2013.

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