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Moyen Orient et Monde

Brève

Kurdistan irakien
Incertitude politique après l'expiration du mandat de Barazani
Le mandat du président du Kurdistan irakien Massoud Barazani a expiré hier, plongeant cette région autonome du nord de l'Irak dans une crise institutionnelle et politique que les dirigeants tentent de régler. Âgé de 69 ans, le chef du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) préside le Kurdistan irakien depuis dix ans. Il a été élu par le Parlement régional en 2005 puis au suffrage universel en 2009 pour quatre autres années. La loi ne prévoyant que deux mandats pour le président, les partis kurdes avaient décidé en 2013, d'un commun accord, de reconduire dans ses fonctions M. Barzani jusqu'en 2015. Sa formation aimerait désormais voir cet accord renouvelé, mais les autres partis kurdes ne semblent pas disposés à lui laisser la voie libre. Les partis kurdes ont eu des discussions hier sur le sujet et « il y aura d'autres réunions demain », a déclaré Saadi Ahmad Bira, dirigeant du l'Union patriotique du Kurdistan.

Conflit
Échange de tirs à la frontière entre les deux Corées
La Corée du Sud a tiré des dizaines d'obus hier en territoire nord-coréen après avoir détecté des tirs d'artillerie à partir de la Corée du Nord par-dessus la frontière fortement militarisée qui divise la péninsule, a annoncé le ministère de la Défense. Peu avant 16h00, les Sud-Coréens ont détecté un projectile d'artillerie tiré à partir du territoire nord-coréen par-dessus la partie occidentale de la frontière, a dit un porte-parole à l'AFP. Il n'y a eu ni victimes ni dégâts, selon les premières informations.
Quelques minutes plus tard, la Corée du Nord a tiré plusieurs obus d'artillerie supplémentaires qui se sont écrasés dans la partie sud-coréenne de la zone démilitarisée (DMZ), qui s'étale sur deux kilomètres de part et d'autre de la frontière entre les deux Corées. En représailles, les unités sud-coréennes ont « lancé des dizaines d'obus de 155 mm » en direction de l'endroit d'où « l'armée nord-coréenne avait tiré », a dit le ministère dans un communiqué.

USA
Heurts à Saint Louis après la mort d'un jeune Noir, tué par la police
Des heurts ont éclaté mercredi soir à Saint Louis après la mort d'un jeune Noir de 18 ans, tué par deux policiers blancs, dans un contexte de vives tensions raciales, ont indiqué des responsables. Saint Louis, dans le Missouri, n'est pas loin de Ferguson qui avait connu la semaine dernière un regain de violences à l'occasion du premier anniversaire de la mort d'un jeune Noir non armé tué par un policier blanc. Selon la police, le jeune homme abattu mercredi à Saint Louis avait pointé son pistolet en direction des policiers, qui étaient munis d'un mandat de perquisition. Le pistolet était volé et doté d'un chargeur de grande capacité, a précisé celle-ci sur son compte Twitter. Des protestations ont éclaté dans la rue où il a été tué et la police a eu recours aux gaz lacrymogènes pour les disperser. Le chef de la police de Saint Louis, Sam Dotson, a affirmé que les manifestants avaient lancé des bouteilles et des briques sur les policiers et avaient bloqué un carrefour.

Chine
À Tianjin, des niveaux de cyanure jusqu'à 356 fois supérieurs au seuil de tolérance
Des niveaux de cyanure jusqu'à 356 fois supérieurs au seuil de tolérance ont été relevés près du site des explosions survenues il y a une semaine à Tianjin, dans le nord de la Chine, ont annoncé hier les autorités. « Un niveau excessif de cyanure a été détecté dans huit points (d'eau) différents » à l'intérieur de la zone d'« isolement » délimitée autour du lieu des déflagrations, a indiqué le Bureau de protection environnementale de Tianjin. « Le niveau le plus élevé correspondait à 356 fois le seuil de tolérance », a-t-il précisé. Les autorités municipales se voulaient néanmoins rassurantes : « Toute l'eau polluée est contenue à l'intérieur de la zone d'isolement », a affirmé à la presse Tian Weiyong, un officiel chargé de l'environnement. « Et nous n'allons pas la pomper avant qu'elle ne soit nettoyée », a-t-il ajouté, sans autres détails. Mais beaucoup de résidents riverains demeurent sceptiques et inquiets, et l'ONG environnementale Greenpeace a appelé à la prudence, réclamant la poursuite des tests.

Thaïlande
L'attentat de Bangkok n'est probablement pas le fait d'un groupe terroriste international
La Thaïlande a estimé hier peu probable qu'un groupe terroriste international soit responsable de l'attentat meurtrier perpétré contre un sanctuaire de Bangkok mais a appelé Interpol à la rescousse pour traquer le principal suspect, un étranger, qui aurait au moins dix complices. L'attentat survenu lundi soir devant le sanctuaire hindouiste d'Erawan, dans le centre de Bangkok, a tué 20 personnes. D'après le chef de la police nationale, Somyot Poompanmoung, « plus de dix personnes seraient impliquées » et l'attaque aurait été préparée pendant plus d'un mois. Mais Winthai Suvaree, le porte-parole de la junte au pouvoir, a précisé qu'il était « peu probable » que l'attentat soit « le fait d'un groupe terroriste international ». Par ailleurs, un homme vu sur des images de vidéosurveillance à proximité du sanctuaire, peu de temps avant l'explosion, s'est rendu à la police, qui l'a libéré après l'avoir interrogé, ont annoncé les forces de l'ordre hier, mais le principal suspect était toujours introuvable.

Kurdistan irakienIncertitude politique après l'expiration du mandat de BarazaniLe mandat du président du Kurdistan irakien Massoud Barazani a expiré hier, plongeant cette région autonome du nord de l'Irak dans une crise institutionnelle et politique que les dirigeants tentent de régler. Âgé de 69 ans, le chef du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) préside le Kurdistan irakien depuis dix ans. Il a été élu par le Parlement régional en 2005 puis au suffrage universel en 2009 pour quatre autres années. La loi ne prévoyant que deux mandats pour le président, les partis kurdes avaient décidé en 2013, d'un commun accord, de reconduire dans ses fonctions M. Barzani jusqu'en 2015. Sa formation aimerait désormais voir cet accord renouvelé, mais les autres partis kurdes ne semblent pas disposés à lui laisser la voie libre....
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