Égypte
Les autorités s'insurgent contre les critiques de sa loi antiterroriste
Le gouvernement égyptien, régulièrement accusé par les organisations de défense des droits de l'homme de réprimer dans le sang toute opposition, s'est révolté, hier, contre de nouvelles critiques visant une nouvelle loi antiterroriste qualifiée de « liberticide » par ses détracteurs. Mardi, le département d'État américain s'est dit « inquiet que certaines mesures de la nouvelle loi antiterroriste égyptienne puissent avoir un effet néfaste sur les droits de l'homme et les libertés fondamentales », et l'organisation internationale Human Rights Watch (HRW) a dénoncé, hier, des peines très lourdes, y compris de mort, « pour une définition du terrorisme qui est si vague qu'elle pourrait englober des actes de désobéissance civile ». Le ministère égyptien des Affaires étrangères a réagi dans un communiqué : « L'Égypte ne commente jamais les lois d'autres pays en matière de lutte contre le terrorisme considérées par nombre de leurs propres concitoyens comme restreignant les libertés. » Pour rappel, le gouvernement égyptien a édicté samedi – en l'absence d'un Parlement faute d'élections législatives – une nouvelle loi antiterroriste qui renforce un arsenal policier et judiciaire déjà très répressif. Ce texte prévoit notamment la peine de mort pour qui est soupçonné d'avoir « créé ou financé » une organisation terroriste, et d'emprisonnement très lourde pour ceux qui en feraient l'apologie. Elle protège également les policiers de poursuites judiciaires en cas de recours excessif à la force.
Proche-Orient
Des chrétiens palestiniens protestent contre le mur israélien de séparation
Des Palestiniens se sont empoignés avec les forces de sécurité israéliennes, hier, à Beit Jala près de Bethléem, alors qu'ils tentaient d'empêcher la construction par Israël de son mur de protection dans un secteur chrétien sensible, a constaté un journaliste de l'AFP. Plusieurs dizaines de personnes, pour la plupart des chrétiens palestiniens, mais aussi quelques militants étrangers et au moins trois prêtres se sont rassemblés pour protester. Les prêtres ont tenté d'aller prier parmi les oliviers que des pelleteuses israéliennes étaient en train d'arracher, mais ont été stoppés par l'important dispositif de sécurité israélien mis en place autour du chantier. Les forces israéliennes sont intervenues avec vigueur dans un groupe quand celui-ci a entrepris de chanter « Israël est un État terroriste. Il ne nous fait pas peur ».
Iran
Le Parlement crée une commission spéciale pour examiner l'accord nucléaire
Le Parlement iranien a créé une commission spéciale pour examiner l'accord nucléaire conclu avec les grandes puissances, ont rapporté hier les médias iraniens. Cette commission comprend quinze membres, treize conservateurs et deux réformateurs, reflétant la composition du Parlement dominé par les députés conservateurs. En Iran, un débat est actuellement en cours sur la nécessité pour le Parlement d'approuver ou non l'accord. Une majorité de députés – 201 sur 290 – ont demandé qu'il soit soumis à leur vote et à l'approbation du Conseil des gardiens de la Constitution pour qu'il ait « une base légale ». Les conservateurs au Parlement ne devraient néanmoins pas s'opposer à un accord approuvé par le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.
Émirats arabes unis
Un universitaire et militant des droits de l'homme de nouveau arrêtés
Les autorités émiraties ont une nouvelle fois arrêté un universitaire et militant des droits de l'homme libéré en 2011 à la suite d'une grâce présidentielle, a rapporté hier une ONG. Nasser ben Ghaïth, un économiste émirati qui avait enseigné à l'Université Paris-Sorbonne à Abou Dhabi, a été arrêté mardi à Abou Dhabi et emmené dans un lieu inconnu, a indiqué un communiqué du centre du Golfe pour les droits de l'homme (GCHR). Citant des « sources locales », l'ONG estime que ce sont des tweets sur l'Égypte qui seraient à l'origine de cette nouvelle arrestation. « Rabaa restera un symbole de résistance (...) d'une part et un symbole de honte (...) de l'autre », avait tweeté M. ben Ghaith le 14 août pour marquer le deuxième anniversaire de la mort en Égypte de centaines de partisans du président islamiste destitué Mohammad Morsi.
Le gouvernement égyptien, régulièrement accusé par les organisations de défense des droits de l'homme de réprimer dans le sang toute opposition, s'est révolté, hier, contre de nouvelles critiques visant une nouvelle loi antiterroriste qualifiée de « liberticide » par ses détracteurs. Mardi, le département d'État américain s'est dit « inquiet que certaines mesures de la nouvelle loi antiterroriste égyptienne puissent avoir un effet néfaste sur les droits de l'homme et les libertés fondamentales », et l'organisation internationale Human Rights Watch (HRW) a dénoncé, hier, des peines très lourdes, y compris de mort, « pour une définition du terrorisme qui est si vague qu'elle pourrait englober des actes de désobéissance...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef