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Culture - Mécénat

Quand le chagrin se fait espoir

Des bourses Apeal/Maria Geagea Arida à Jessica Khazrik et Raafat Majzoub.

Rita Nammour, présidente d’Apeal, entourée des deux artistes titulaires des bourses Maria Geagea Arida. Photo Michel Sayegh

C'est au dernier étage de l'hôtel Albergo que se sont réunis hier les membres d'Apeal pour annoncer à la presse l'octroi de deux bourses d'études à deux artistes prometteurs, Jessika Khazrik et Raafat Majzoub. Des bourses instaurées à la mémoire de Maria Geagea Arida, membre dynamique du comité, prématurément disparue il y a quelques mois, et qui s'était largement investie dans la promotion des jeunes talents libanais.
Entre chape de tristesse et souffle d'espoir, cette conférence de presse était un vrai moment d'émotion. D'abord, il y avait ce chagrin d'avoir perdu une jeune femme passionnée et entièrement dévouée à la cause de l'art libanais. « Sa cause était une mission à laquelle elle se donnait si généreusement », a dit Rita Nammour, rappelant les qualités remarquables de Maria Geagea Arida. « Son intégrité, ses convictions inébranlables et sa sensibilité artistique aiguisée nous manqueront », a affirmé la présidente d'Apeal, qui a exprimé sa conviction de maintenir « le souffle de Maria vivant à travers cette bourse annuelle d'étude qui porte son nom ». D'ailleurs, « Maria avait activement pris part aux sessions qui évaluaient les travaux des deux boursiers sélectionnés cette année », a-t-elle aussi signalé avant de présenter les 2 artistes bénéficiaires de la bourse Apeal/Maria Geagea Arida.
Il s'agit donc de Jessica Khazrik et Raafat Majzoub, tous deux sélectionnés pour leurs « impressionnantes » applications au programme de master en sciences de l'art, culture et technologie de MIT (Massachussets Institut of Technology). « Un programme auquel ont été admis seulement 8 étudiants dans le monde, dont nos deux artistes », a relevé avec fierté Rita Nammour.

Aspirations
Prenant tour à tour la parole, les deux artistes ont chaleureusement remercié Apeal. « Une association qui, au-delà de l'octroi d'une ou deux bourses annuelles, étend son action à la promotion de l'art et la culture et contribue ainsi à l'évolution du pays du Cèdre », a affirmé en substance Jessica Khazrik. La jeune artiste multimédias d'origine irakienne et arménienne, née à Beyrouth en 1991, aspirait à des études « ralliant art, sciences et réalité. C'est désormais possible grâce à ce programme de MIT ». Et la jeune fille d'ajouter : « Alors que j'ai une formation théâtrale et une expérience dans la composition littéraire et la sculpture, grâce au généreux support d'Apeal, une bourse de MIT et une autre de la fondation Philippe Jabre, je peux m'engager dans de nouvelles voies et réaliser mes ambitions dans un environnement prometteur et enrichissant. »
Idem pour Raafat Majzoub, qui a dû faire face « comme beaucoup d'artistes travaillant au Liban à de multiples difficultés. C'est un pays bien particulier, où l'artiste se sent isolé et incompris (...) ne bénéficiant d'aucune infrastructure d'aide et d'encouragement. C'est pourquoi je m'enthousiasme particulièrement pour le travail d'Apeal qui se tourne vers les projets publics et l'implication de la communauté », a déclaré cet architecte, artiste, auteur, cofondateur du magazine The Outspot et contributeur hebdomadaire au journal al-Akhbar, qui explore dans son travail « le territoire de la réalité à travers la littérature, l'art visuel et les interventions publiques.
« Considérant cette bourse comme un investissement en nos capacités nationales », Raafat Majzoub a conclu en disant : « L'artiste préoccupé en moi remercie chaleureusement Apeal pour sa confiance et le citoyen malheureux que je suis est rassuré d'adhérer à cette famille qui croit et se débat pour le changement. »

C'est au dernier étage de l'hôtel Albergo que se sont réunis hier les membres d'Apeal pour annoncer à la presse l'octroi de deux bourses d'études à deux artistes prometteurs, Jessika Khazrik et Raafat Majzoub. Des bourses instaurées à la mémoire de Maria Geagea Arida, membre dynamique du comité, prématurément disparue il y a quelques mois, et qui s'était largement investie dans la promotion des jeunes talents libanais.Entre chape de tristesse et souffle d'espoir, cette conférence de presse était un vrai moment d'émotion. D'abord, il y avait ce chagrin d'avoir perdu une jeune femme passionnée et entièrement dévouée à la cause de l'art libanais. « Sa cause était une mission à laquelle elle se donnait si généreusement », a dit Rita Nammour, rappelant les qualités remarquables de Maria Geagea Arida. « Son...
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