L'Etat des Emirats arabes unis a dénoncé l'intrusion de rebelles chiites yéménites dans son ambassade à Sanaa et a exigé l'évacuation immédiate des lieux, selon une déclaration officielle publiée dans la nuit de lundi à mardi à Abou Dhabi.
Avec l'Arabie saoudite, les Emirats aident actuellement les forces pro-gouvernementales dans le sud du Yémen dans leur offensive pour faire reculer des rebelles chiites Houthis qui se sont rendus maîtres d'une bonne partie du territoire yéménite y compris la capitale Sanaa depuis le début de l'année.
Partis l'an dernier de leur fief dans le nord du Yémen, les Houthis, soutenus par l'Iran et alliés à des militaires restés fidèles à l'ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh, ont progressivement étendu leur présence dans le pays.
Après avoir "condamné dans les termes les plus vifs l'occupation" de son ambassade lundi dans la capitale yéménite Sanaa, le ministère émirati des Affaires étrangères a averti qu'Abou Dhabi se réservait "le droit de faire traduire en justice les auteurs de cette attaque". C'est "une nouvelle preuve" que le groupe des Houthis "n'a aucun respect pour les conventions internationales et les normes diplomatiques, car il pratique la loi de la jungle", affirme le communiqué d'Abou Dhabi. Les Emirats ont souligné que l'occupation de l'ambassade et l'évacuation du personnel ne changeraient en rien le soutien d'Abou Dhabi au "rétablissement de la stabilité au Yémen". L'Arabie saoudite et Bahrein ont également condamné l'action contre l'ambassade des Emirats à Sanaa, selon l'agence officielle émiratie WAM.
Le 26 mars, l'Arabie saoudite a pris la tête d'une coalition arabo-sunnite qui a déclenché des frappes aériennes contre les Houthis au Yémen. Riyad et Abou Dhabi sont passées à la vitesse supérieure le mois dernier en apportant un soutien terrestre et matériel aux forces anti-rebelles dans le sud.
Celles-ci, après avoir conquis Aden, la deuxième ville du pays, ont fait des avancées fulgurantes dans plusieurs provinces du sud et seraient sur le point de reprendre Taëz.
Troisième ville du Yémen, Taëz est présentée comme une porte d'entrée vers la capitale Sanaa.
Avec l'Arabie saoudite, les Emirats aident actuellement les forces pro-gouvernementales dans le sud du Yémen dans leur offensive pour faire reculer des rebelles chiites Houthis qui se sont rendus maîtres d'une bonne partie du territoire yéménite y compris la capitale Sanaa depuis le début de l'année.
Partis l'an dernier de leur fief dans le nord du Yémen, les Houthis, soutenus par l'Iran et alliés à des militaires restés fidèles à l'ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh, ont progressivement étendu leur présence dans le pays.
Après avoir "condamné dans les termes...


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