Rechercher
Rechercher

Liban - Gouvernement

Le cabinet est dans l’impasse, souligne Derbas

Le Premier ministre Tammam Salam n'a jusqu'à l'heure toujours pas convoqué les membres du gouvernement à une nouvelle séance du Conseil des ministres cette semaine. M. Salam désire ouvrir la voie à davantage de concertations à même de débloquer la crise et de permettre au cabinet de recouvrer quelque peu sa productivité. Cependant, des sources politiques estiment qu'il est fort possible que le chef du gouvernement ne convoque à aucune réunion durant les deux prochaines semaines afin de ne pas se heurter aux mêmes obstacles que lors des dernières séances. Partant, le Conseil des ministres pourrait bien, selon ces sources, entrer de facto dans un congé estival forcé jusqu'à la fin du mois d'août.
Le ministre des Affaires sociales, Rachid Derbas, a estimé dans ce sens hier que « le cabinet est dans l'impasse », écartant toute possibilité que Tammam Salam convoque une séance de sitôt, dans la mesure où « il ne sert à rien qu'un gouvernement qui ne produit que des joutes verbales se réunisse ».
De son côté, le Premier ministre a reçu hier au Grand Sérail le ministre des Télécoms, Boutros Harb, qui a exprimé sa disposition à assister à toute séance du Conseil à laquelle convoquerait M. Salam, à condition qu'elle soit ponctuée de décisions et qu'elle ne se limite pas aux joutes verbales habituelles initiées par les ministres du Courant patriotique libre. « Je n'accepterai pas de participer à une séance où le Conseil n'exerce pas ses prérogatives et ne prend pas les décisions requises, à l'heure des revendications populaires importantes, en faveur du règlement de la crise des déchets par exemple », a indiqué M. Harb. « L'opinion publique ne nous pardonnera pas de tourner en rond et de ne pas prêter aux soucis des citoyens l'attention qu'ils méritent », a-t-il dit. M. Harb a précisé que sa décision de s'abstenir d'assister aux réunions n'était pas dirigée contre le Premier ministre ou le cabinet en soi, mais contre le camp qui bloque l'action gouvernementale.
Pour sa part, le député Michel Moussa (bloc Berry) a indiqué que « plusieurs formules sont actuellement à l'étude pour trouver une issue à la crise gouvernementale, mais aucune n'a réussi à générer un consensus ». Enfin, le député Nagy Gharios a indiqué à l'agence al-Markaziya que les ministres du CPL ne comptent « ni suspendre leurs activités au sein du gouvernement ni démissionner ».

Le Premier ministre Tammam Salam n'a jusqu'à l'heure toujours pas convoqué les membres du gouvernement à une nouvelle séance du Conseil des ministres cette semaine. M. Salam désire ouvrir la voie à davantage de concertations à même de débloquer la crise et de permettre au cabinet de recouvrer quelque peu sa productivité. Cependant, des sources politiques estiment qu'il est fort possible que le chef du gouvernement ne convoque à aucune réunion durant les deux prochaines semaines afin de ne pas se heurter aux mêmes obstacles que lors des dernières séances. Partant, le Conseil des ministres pourrait bien, selon ces sources, entrer de facto dans un congé estival forcé jusqu'à la fin du mois d'août.Le ministre des Affaires sociales, Rachid Derbas, a estimé dans ce sens hier que « le cabinet est dans l'impasse »,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut