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Sport - France

À Marseille, « El Local » découvre le front

L'entraîneur de l'OM par intérim, Franck Passi, sera seul aux commandes pour la première fois ce week-end.

Franck Passi a réuni hier ses joueurs pour un briefing sur le gazon. Boris Horvat/AFP

Adjoint au long cours, Franck Passi sera seul aux commandes pour la première fois sur le banc de Marseille, lors de la deuxième journée du championnat de France (Ligue 1) demain à Reims, en pleine tempête de l'après-Bielsa. « El Local », successeur provisoire « d'El Loco », ne dirigera l'équipe que le temps que le club parvienne à dénicher un remplaçant à l'Argentin. « C'est un intérim logique, assure Rolland Courbis. Il en a les compétences, et, surtout, la connaissance des joueurs et de leurs habitudes avec Bielsa. »
Mais tous les vents sont contre cet homme du sud de la France, qui a grandi à Béziers et a été formé à Montpellier. Passi (49 ans) doit reprendre un groupe secoué par le départ fracassant de son entraîneur, après une seule journée de Ligue 1, et battu d'entrée par Caen (1-0). Courbis, qui l'a eu comme joueur à Toulon, ne s'en fait pas pour lui. « Pourquoi s'inquiéter? Il a trois matches sans aucune pression, c'est que du plaisir. Bielsa vient de perdre contre Caen, il peut faire mieux, hein », explique le coach de Montpellier.
Si l'intérim devait se prolonger plus d'un match, Passi bénéficierait d'un calendrier favorable. Après Reims, Marseille reçoit le promu Troyes et se rend à Guingamp. « À ce jour, il n'y a qu'un match sûr, celui de Reims », a cependant tenu à rappeler son frère, Gérald Passi. Franck « a été surpris, comme tout le monde. C'est juste un intérim », assure l'ancien international, recruteur à l'OGC Nice, qui estime toutefois que son frangin a « l'âme d'un n° 1 ». Gérald Passi a « trouvé (son) frère serein. Il travaille avec ce groupe depuis pas mal de temps et en a donc une bonne connaissance. Entraîneur adjoint, il a eu le temps de décrypter la méthode Bielsa ».

« Il comprend le football »
Entré dans la cellule de recrutement de l'OM en 2006, Franck Passi est devenu en 2010 entraîneur de la réserve, qu'il a fait remonter en CFA2, avant de devenir l'adjoint d'Élie Baup en 2012, puis celui de José Anigo. Gérald rappelle que Franck « connaît également parfaitement toutes les composantes de l'OM », où il a même été joueur, de 1986 à 1988. Passi était en outre un des rares à avoir à la fois l'oreille de Bielsa et du président de l'OM, Vincent Labrune.
Hispanophone après ses cinq saisons au SD Compostela, le club de Saint-Jacques-de-Compostelle (1994-1999), Franck Passi servait de relais entre l'effectif et le staff sud-américain. Des atouts non négligeables en cette période « un peu brouillée », selon Gérald Passi, qui ajoute que « l'OM, c'est compliqué... ». Courbis connaît la difficulté du poste. Il a tenu deux ans et demi (1997-1999) sur le banc marseillais, et le sélectionneur de l'équipe de France, Didier Deschamps, « ressemblait à son grand-père après trois saisons (2009-2012), alors qu'il a beaucoup gagné (trois Coupes de la Ligue et un championnat) », dit-il. Mais « Passi a de l'expérience, il est sérieux et passionné », ajoute Courbis, qui le voit même assurer l'intérim jusqu'à la trêve internationale de septembre.
Passi est également « un bon mec, attachant, qui a des valeurs. Il comprend le football », explique Albert Émon au journal marseillais La Provence. Émon est parfaitement placé pour juger de la situation : à trois reprises, en effet, il a dû assurer l'intérim, passant d'adjoint à n° 1 de l'OM, après Abel Braga (2000), Tomislav Ivic (2001) et José Anigo (2004). Il a même travaillé avec Passi comme adjoint d'Anigo (2013-2014) « en parfaite harmonie », assure-t-il. Franck Passi est détenteur de diplômes d'entraîneur, passés en Espagne. Quoi qu'il arrive, son successeur « ne pourra pas se passer de lui », conclut Courbis.
(Source : AFP)

Adjoint au long cours, Franck Passi sera seul aux commandes pour la première fois sur le banc de Marseille, lors de la deuxième journée du championnat de France (Ligue 1) demain à Reims, en pleine tempête de l'après-Bielsa. « El Local », successeur provisoire « d'El Loco », ne dirigera l'équipe que le temps que le club parvienne à dénicher un remplaçant à l'Argentin. « C'est un intérim logique, assure Rolland Courbis. Il en a les compétences, et, surtout, la connaissance des joueurs et de leurs habitudes avec Bielsa. »Mais tous les vents sont contre cet homme du sud de la France, qui a grandi à Béziers et a été formé à Montpellier. Passi (49 ans) doit reprendre un groupe secoué par le départ fracassant de son entraîneur, après une seule journée de Ligue 1, et battu d'entrée par Caen (1-0). Courbis,...
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