Sport

Nicollin-Courbis, vieux couple capable de tout

L1 / Montpellier
OLJ
03/08/2015 | 00h00

Gouaille méridionale, déclarations tapageuses et goût du pouvoir : le président de Montpellier Louis Nicollin, 72 ans, et son entraîneur Rolland Courbis, 61 ans, forment un vieux couple iconoclaste et efficace dans le football français.
Septième en 2014-2015, le club héraultais envisage à nouveau d'être l'une des surprises du championnat. « J'ai l'espoir de faire mieux », souffle Courbis, alors que Nicollin « attend de finir dans les dix premiers et de passer deux ou trois tours en Coupe ».
Ces deux fortes personnalités, qui s'apprécient autant qu'elles se redoutent, vivent leur seconde expérience commune à Montpellier, en bonne intelligence. S'ils rivalisent sur la scène médiatique, ils s'accommodent de leurs excès respectifs. « Comme il m'aurait emmerdé de ne pas entraîner Marseille, ma ville d'origine, il m'aurait aussi emmerdé de ne pas faire un bout de chemin avec Loulou Nicollin », témoigne Courbis. « On n'a pas une relation de président à entraîneur, il y a une affection qui s'est installée, que cela soit avec Loulou ou Laurent (Nicollin, président délégué et fils de Louis, NDLR). Quand on n'est pas d'accord, on discute et il n'y a pas de problème », explique l'entraîneur.
Nicollin, fondateur du club sous le nom de Montpellier La Paillade en 1974, et plus vieux président en exercice, a appelé à la rescousse à deux reprises Courbis pour remettre à flot son équipe au bord de la dérive.
En mai 2007, le club héraultais risque une rétrogradation en National et confie une situation désespérée à Courbis, qui réussit le sauvetage lors des quatre dernières journées. Puis, en deux saisons, l'ancien entraîneur de l'OM et de Bordeaux ramène Montpellier au sommet, avant de céder sa place à René Girard.

Prolongation ?
Plus de quatre ans plus tard, en décembre 2013, Nicollin, président omnipotent, rappelle Courbis avec pour mission d'assurer le maintien en Ligue 1 et de succéder à Jean Fernandez, écarté au bout de six mois. Objectif du maintien acquis, il conduit Montpellier à la 7e place la saison passée.
« Je ne me suis pas formalisé d'avoir été appelé uniquement quand ça allait mal. Je suis venu pour répondre à un service que me demandait un ami dans une période où on voulait me faire passer pour un pestiféré que je n'étais pas », explique Courbis. Le « coach » a aussi profité de cette main tendue pour relancer sa carrière en France, où il n'était pas forcément le bienvenu après ses déboires judiciaires à l'OM.
Nicollin et Courbis parviendront-ils à un accord pour prolonger le contrat de l'entraîneur au-delà de la fin de cette saison ? Ou bien, comme en 2009, les inévitables tensions et l'usure du temps parasiteront-elles la vie de deux hommes qui aiment avoir la mainmise sur les décisions ? Louis Nicollin a fixé l'échéance des discussions pour un renouvellement de contrat à la trêve hivernale, mais ce calendrier ne plaît visiblement pas à Courbis. « On discutera de la prolongation de mon contrat en mai, au moment du bilan. En décembre, à la mi-temps de la saison, je ne serai pas en état d'en discuter. S'il m'invite à parler à cette période, je lui dirai on parle de tout sauf de ma prolongation », affirme Courbis, consultant pour RMC, et qui n'a « pas peur d'être au chômage ».

©AFP

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