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Moyen Orient et Monde - Visite

Obama appelle le Kenya à prendre son avenir en main

Le président américain Barack Obama se fait acclamer par la foule lors d’un discours à Nairobi. Saul Loeb/AFP

Le Kenya est « à la croisée des chemins, à un moment fait de dangers, mais aussi de promesses énormes », a estimé hier Barack Obama dans une allocution retransmise en direct sur les principales chaînes du pays. Depuis le complexe sportif de Nairobi, le président des États-Unis a appelé le Kenya à tourner la page du tribalisme et de la corruption.
Le président américain a bouclé hier une tournée de deux jours dans le pays natal de son père avant de partir pour l'Éthiopie, deuxième étape de son quatrième déplacement en Afrique. Cette visite a été placée sous haute sécurité, le Kenya étant depuis plusieurs années la cible d'attaques spectaculaires des islamistes somaliens shebab. Une véritable « Obamania » a transcendé les foules durant la visite de Barack Obama, les Kényans accueillant avec joie « l'enfant du pays » devenu président américain.

Le « boulet » de la corruption
Barack Obama a appelé son auditoire – quelque 5 000 personnes, dont un parterre de responsables kényans, mais aussi de nombreux jeunes – à refuser la fatalité de la corruption. « Le fait est que trop souvent, ici au Kenya, comme c'est aussi le cas dans d'autres endroits, la corruption est tolérée parce c'est comme ça que les choses ont toujours marché, a-t-il lancé. C'est un boulet qui vous tire vers le bas. » Dans un discours d'une quarantaine de minutes entrecoupé d'applaudissements, le président américain a martelé que « les gens ordinaires doivent se lever et dire que trop c'est trop ».
Le président américain a aussi longuement dénoncé le tribalisme, jugeant qu'une « politique basée sur l'appartenance à une tribu ou à une ethnie est une politique qui condamne un pays à se déchirer ».
La visite de Barack Obama était officiellement centrée sur la coopération en matière de lutte contre « le terrorisme ». Le Kenya et les États-Unis luttent tous deux contre les shebab en Somalie : Nairobi au sein d'une force militaire de l'Union africaine (Amisom), Washington via l'envoi de régulières attaques de drones.
Pour le président américain, cette visite kényane aura aussi été l'occasion de nombreuses sorties sur les droits de l'homme. Barack Obama a rappelé son attachement à « l'égalité des droits » pour les homosexuels sur le continent, victimes selon lui d'une discrimination comparable à celle qu'ont connue les Afro-Américains aux États-Unis. À l'issue de son discours, il s'est offert un rapide bain de foule.

Le Kenya est « à la croisée des chemins, à un moment fait de dangers, mais aussi de promesses énormes », a estimé hier Barack Obama dans une allocution retransmise en direct sur les principales chaînes du pays. Depuis le complexe sportif de Nairobi, le président des États-Unis a appelé le Kenya à tourner la page du tribalisme et de la corruption.Le président américain a bouclé hier une tournée de deux jours dans le pays natal de son père avant de partir pour l'Éthiopie, deuxième étape de son quatrième déplacement en Afrique. Cette visite a été placée sous haute sécurité, le Kenya étant depuis plusieurs années la cible d'attaques spectaculaires des islamistes somaliens shebab. Une véritable « Obamania » a transcendé les foules durant la visite de Barack Obama, les Kényans accueillant avec joie...
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