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Moyen Orient et Monde - Nucléaire Iranien

Zarif au Koweït, au Qatar et en Irak au cours des prochains jours

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif doit se rendre au Koweït, au Qatar et en Irak au cours des trois prochains jours. Behrouz Mehri/AFP

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, va se rendre successivement à partir d'aujourd'hui au Koweït, au Qatar et en Irak, a indiqué hier l'agence de presse iranienne Isna. L'accord nucléaire conclu le 14 juillet à Vienne par l'Iran avec les grandes puissances occupera une place importante lors de cette tournée.
Les pays du Golfe, avec à leur tête l'Arabie saoudite, n'ont pas caché leur inquiétude concernant cet accord et cherchent à obtenir des assurances sur le respect des engagements pris par Téhéran sur sa politique nucléaire. Ils estiment que l'accord – levée progressive et conditionnelle des sanctions internationales imposées depuis 2006 à l'Iran en échange de garanties que Téhéran ne se dotera pas de l'arme atomique – va renforcer l'influence de leur rival chiite qu'ils accusent d'« ingérence » en Irak, en Syrie, au Liban et à Bahreïn. En Irak, où l'Iran a envoyé des conseillers soutenir les milices chiites dans leur lutte contre le groupe jihadiste sunnite État islamique (EI) aux côtés des troupes gouvernementales, le chef de la diplomatie iranienne se rendra d'abord demain à Najaf, la ville sainte chiite, avant d'aller à Bagdad, selon Isna. M. Zarif rentrera lundi soir à Téhéran où sont attendus mardi Federica Mogherini, chef de la diplomatie de l'Union européenne, et mercredi Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères.

Mise en garde de Kerry
De son côté, le secrétaire d'État américain John Kerry a déclaré hier qu'il serait personnellement gêné et que ce serait un coup pour la crédibilité des États-Unis sur la scène internationale si le Congrès américain rejetait l'accord nucléaire avec l'Iran. « Pensez-vous que l'ayatollah va revenir à la table des négociations si le Congrès le rejette ? » a-t-il demandé, lors d'une rencontre au siège du think tank Council of Foreign Relations à New York. Depuis plusieurs jours, M. Kerry s'emploie à convaincre des Américains sceptiques et une majorité républicaine au Congrès résolument critique. Les parlementaires américains ont 60 jours pour éventuellement bloquer la levée des sanctions contre l'Iran, promise par Washington et les grandes puissances en contrepartie des concessions iraniennes. Mais le président Barack Obama a déjà fait savoir qu'il utiliserait son veto dans ce cas. Pour outrepasser ce veto, il faut deux tiers des votes tant à la Chambre des représentants qu'au Sénat.

(Source : AFP)

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, va se rendre successivement à partir d'aujourd'hui au Koweït, au Qatar et en Irak, a indiqué hier l'agence de presse iranienne Isna. L'accord nucléaire conclu le 14 juillet à Vienne par l'Iran avec les grandes puissances occupera une place importante lors de cette tournée.Les pays du Golfe, avec à leur tête l'Arabie saoudite, n'ont pas caché leur inquiétude concernant cet accord et cherchent à obtenir des assurances sur le respect des engagements pris par Téhéran sur sa politique nucléaire. Ils estiment que l'accord – levée progressive et conditionnelle des sanctions internationales imposées depuis 2006 à l'Iran en échange de garanties que Téhéran ne se dotera pas de l'arme atomique – va renforcer l'influence de leur rival chiite qu'ils accusent...
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