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Moyen Orient et Monde - Maghreb

Le Parlement tunisien lance le débat sur une nouvelle loi « antiterroriste »

Les discussions interviennent dans un contexte de menace grandissante après les attaques à Sousse et au musée du Bardo, revendiquées par l'EI.

Le Parlement tunisien en séance plénière. Fethi Belaid/AFP

Le Parlement tunisien a entamé hier trois jours de débats pour adopter une nouvelle loi « antiterroriste », un texte attendu depuis des mois dans un contexte d'attaques sanglantes revendiquées par le groupe État islamique (EI) mais déjà critiqué par des ONG.
Plusieurs versions du projet de loi sur « la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d'argent », réclamé depuis la révolution de 2011, ont été élaborées ces derniers mois, sans être présentées aux députés en séance plénière faute de consensus en vue de son adoption. Ce débat intervient dans un contexte de menace grandissante après les attaques en juin à Sousse (38 touristes tués) et en mars au musée du Bardo (22 morts, dont 21 touristes), revendiquées par le groupe État islamique. Le projet présenté hier a fait l'objet d'un accord en commission entre les représentants des principaux groupes parlementaires, notamment le parti islamiste Ennahda et le parti Nidaa Tounès du président Béji Caïd Essebsi. Ces deux mouvements ont formé une coalition gouvernementale en début d'année faute de majorité claire à l'issue des législatives de fin 2014. La journée d'hier était consacrée à un débat général sur le texte, et il doit par la suite être examiné article par article par les élus.
Plusieurs ONG, dont Human Rights Watch et Amnesty International, se sont d'ores et déjà inquiétées de mesures liberticides dans la future loi. Le projet de loi « risque de permettre la répression de certains actes qui ne sont pas véritablement de nature terroriste. En effet, de simples manifestations pacifiques accompagnées de certains troubles pourraient être qualifiées d'actes de terrorisme », relèvent ces organisations. Une autre critique des défenseurs des droits de l'homme vise le délai de garde à vue de 15 jours sans que le suspect ne soit assisté d'un avocat ou présenté à un juge.
La Tunisie fait figure de modèle de transition démocratique réussie dans le monde arabe depuis sa révolution en janvier 2011, mais elle est confrontée à une menace jihadiste grandissante et à des tensions socio-économiques toujours plus aiguës, si bien que les autorités craignent de voir le pays basculer dans l'instabilité.
(Source : AFP)

Le Parlement tunisien a entamé hier trois jours de débats pour adopter une nouvelle loi « antiterroriste », un texte attendu depuis des mois dans un contexte d'attaques sanglantes revendiquées par le groupe État islamique (EI) mais déjà critiqué par des ONG.Plusieurs versions du projet de loi sur « la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d'argent », réclamé depuis la révolution de 2011, ont été élaborées ces derniers mois, sans être présentées aux députés en séance plénière faute de consensus en vue de son adoption. Ce débat intervient dans un contexte de menace grandissante après les attaques en juin à Sousse (38 touristes tués) et en mars au musée du Bardo (22 morts, dont 21 touristes), revendiquées par le groupe État islamique. Le projet présenté hier a fait l'objet d'un accord en...
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