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Moyen Orient et Monde - Syrie/Irak

Avancée des jihadistes face à l’armée à Hassaké

Un soldat loyaliste prend la fuite, dans la région de Hassaké. Photo AFP/Youssef Karwashan

Le groupe extrémiste État islamique (EI) a avancé face à l'armée syrienne dans la ville de Hassaké (Nord-Est) en près de trois semaines de combats qui ont fait environ 170 morts, rapporte une ONG hier.
Le 25 juin, les jihadistes s'étaient emparés de deux secteurs du sud de Hassaké, dont une partie était jusqu'alors contrôlée par les troupes du régime de Bachar el-Assad et l'autre par les forces kurdes. Il s'agissait des quartiers de Charia et de Nachwa Gharbiyé. Mais « depuis une dizaine de jours, ils ont pris le contrôle de l'entrée sud de la ville, de la cité sportive, du quartier al-Zouhour et de zones dans le quartier Ghowayrane », tous situés dans la zone méridionale de Hassaké, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). « À al-Zouhour, ils ont pillé les maisons des civils », précise-t-il.
Hier, les combats se concentraient à la périphérie sud de la ville, où, depuis le 25 juin, l'EI a mené 17 attentats-suicide contre des positions de l'armée, selon cette ONG qui se base sur un large réseau de sources à travers la Syrie.
D'après l'observatoire, près de 100 soldats ont péri dans les combats et 100 autres ont été blessés. Du côté des jihadistes, 70 combattants ont été tués, dont 15 enfants de moins de 16 ans enrôlés par le groupe jihadiste.
Par ailleurs, 120 000 personnes ont été déplacées entre le 25 et le 30 juin à Hassaké, chef-lieu de la province du même nom, sur une population qui comptait 300 000 personnes avant le conflit, selon l'Onu.
Ailleurs dans le pays, un commandant du groupe rebelle syrien Ahrar el-Cham et six autres combattants ont été tués hier dans un double attentat-suicide à la bombe dans le nord-ouest de la Syrie, a indiqué l'OSDH.
En Irak, l'armée et ses alliés ont bombardé hier les positions de l'EI aux alentours de Ramadi, dans le cadre d'une offensive visant à reprendre la province d'al-Anbar, ont indiqué des commandants. « L'armée irakienne et les unités de mobilisation populaire (Hachd el-Chaabi, des milices principalement chiites) pilonnent les positions de l'EI avec des roquettes et des obus de mortier, à l'est, à l'ouest et au sud de Ramadi », a déclaré un officier supérieur de l'armée. Les autorités irakiennes avaient annoncé lundi le lancement d'une nouvelle offensive au sol destinée à « libérer al-Anbar », avec le soutien de la coalition conduite par Washington.
(Source : AFP)

Le groupe extrémiste État islamique (EI) a avancé face à l'armée syrienne dans la ville de Hassaké (Nord-Est) en près de trois semaines de combats qui ont fait environ 170 morts, rapporte une ONG hier.Le 25 juin, les jihadistes s'étaient emparés de deux secteurs du sud de Hassaké, dont une partie était jusqu'alors contrôlée par les troupes du régime de Bachar el-Assad et l'autre par les forces kurdes. Il s'agissait des quartiers de Charia et de Nachwa Gharbiyé. Mais « depuis une dizaine de jours, ils ont pris le contrôle de l'entrée sud de la ville, de la cité sportive, du quartier al-Zouhour et de zones dans le quartier Ghowayrane », tous situés dans la zone méridionale de Hassaké, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). « À al-Zouhour, ils ont...
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