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Économie - Focus

Une éclaircie pour les commerçants iraniens de Dubaï

La très importante communauté iranienne de Dubaï espère profiter de la levée des sanctions frappant Téhéran pour renouer avec le commerce florissant des années 2000. Ces sanctions, qui ont durement affecté l'économie iranienne, ont pénalisé par ricochet les commerçants des Émirats arabes unis, en particulier la communauté iranienne de Dubaï qui compte quelque 400 000 personnes.
« Si les sanctions sont levées, nos affaires vont augmenter et deviendront plus faciles », déclare ainsi Mohammad Hassan Zara, un marin iranien, en chargeant des marchandises sur l'un des dhows, ou boutres en bois, se rendant de Dubaï au sud de l'Iran.
Après la révolution islamique de 1979, de nombreux Iraniens se sont en effet installés à Dubaï pour fuir le nouveau régime. Avant les sanctions, « nous assurions deux voyages par mois en Iran. Mais maintenant, nous ne pouvons même pas charger assez de marchandises pour y aller une seule fois par mois », déplore M. Zara. Parmi les biens transportés : des produits alimentaires, des couverts et des pièces de rechange informatiques et automobiles.
Selon le ministre émirati de l'Économie, Sultan al-Mansouri, les échanges avec l'Iran ont atteint 17 milliards de dollars en 2014, loin des 23 milliards enregistrés en 2011, avant l'application des sanctions américaines et européennes.
Mais le vice-président du Conseil d'affaires iranien à Dubaï, Hossein Haghighi, table sur un impact commercial notable de l'accord historique conclu hier à Vienne. Les échanges entre les Émirats arabes unis et l'Iran, leur 4e partenaire commercial, devraient « croître de 15 à 20 % » dès la première année suivant la levée des sanctions, prédit-il. « Il y a plus de 10 000 entreprises aux Émirats qui, d'une façon ou d'une autre, sont détenues par des Iraniens », actifs notamment dans les secteurs du pétrole, du gaz et de l'alimentaire, précise M. Haghighi. L'impact sera notamment lié au fait que les banques internationales, qui « avaient fermé le compte d'Iraniens » en application des sanctions, vont commencer à les rouvrir, souligne-t-il.
Au sein des Émirats, Dubaï – dont le souverain, cheikh Mohammad ben Rached al-Maktoum, avait appelé l'an dernier à lever les sanctions contre l'Iran – devrait être un des grands bénéficiaires de cette liberté de commerce retrouvée. Centre régional d'affaires, Dubaï compte la zone franche de Jebel Ali, le plus grand port du Moyen-Orient, qui est connecté à son aéroport international. La compagnie aérienne Emirates de Dubaï vient d'ailleurs d'annoncer l'ouverture en septembre d'une nouvelle liaison avec l'Iran, vers la ville de Machhad. L'Iran et les Émirats maintiennent des relations commerciales centenaires, en dépit d'un conflit territorial sur trois îles stratégiques dans le Golfe, actuellement contrôlées par l'Iran.
Dans un marché très animé proche du port, où l'on entend partout du persan et où les senteurs des épices d'Iran remplissent l'air, les commerçants se montrent eux aussi optimistes. « Si les sanctions sont levées, les gens seront en mesure de venir ici et monter des affaires », dit Mohsen Youssef, assis dans sa petite boutique proposant divers produits, allant du thé au safran. « Nous pourrons gagner plus », ajoute ce commerçant, dont la famille est installée à Dubaï depuis 70 ans.

Lynne AL-NAHHAS/ AFP

La très importante communauté iranienne de Dubaï espère profiter de la levée des sanctions frappant Téhéran pour renouer avec le commerce florissant des années 2000. Ces sanctions, qui ont durement affecté l'économie iranienne, ont pénalisé par ricochet les commerçants des Émirats arabes unis, en particulier la communauté iranienne de Dubaï qui compte quelque 400 000 personnes.« Si les sanctions sont levées, nos affaires vont augmenter et deviendront plus faciles », déclare ainsi Mohammad Hassan Zara, un marin iranien, en chargeant des marchandises sur l'un des dhows, ou boutres en bois, se rendant de Dubaï au sud de l'Iran.Après la révolution islamique de 1979, de nombreux Iraniens se sont en effet installés à Dubaï pour fuir le nouveau régime. Avant les sanctions, « nous assurions deux voyages par mois...
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