Photo Hassan Assal.
L'ancien président de la République, Amine Gemayel, a mis en garde contre « la transformation de l'extrémisme de mouvements terroristes en une institutionnalisation de la pensée dirigiste qui s'emparera par la force de la gestion de régions et de sociétés, comme c'est le cas en Irak et en Syrie ».
Le président Gemayel, qui se prononçait au cours de la conférence de la Fédération internationale des partis centristes démocratiques dans le monde, qui s'est tenue au Mexique, s'est attardé dans son intervention sur les « mouvements fondamentalistes dans le Moyen-Orient ». Il a souligné dans ce cadre la nécessité « d'examiner ce phénomène grandissant de terrorisme, afin d'y faire face de la meilleure manière possible ».
M. Gemayel a également mis en garde contre « la transformation de l'extrémisme d'un phénomène passager en une institution permanente et une culture de gouvernance caractérisée par la constance et la stabilité ». De ce fait, « la menace qu'elle représente pour la paix, la démocratie et la sécurité dans la région et dans le monde devient encore plus pesante », a-t-il ajouté.
Établissant une comparaison entre le fondamentalisme, la violence politique, l'extrémisme et le terrorisme, M. Gemayel a souligné que « le fondamentalisme est le résultat de l'absence de justice ». Il a enfin appelé la communauté mondiale à « mettre au point une stratégie commune pour faire face au fondamentalisme qui constitue une menace pour les civilisations et qui nécessite une action internationale urgente ».
Il convient d'indiquer qu'au cours de la réunion, l'ancien président de Colombie, Andrés Pastrana Arango, a été élu président de la Fédération internationale des partis centristes démocratiques dans le monde. M. Amine Gemayel, le Premier ministre d'Espagne, Mariano Rajoy, et le Premier ministre de Hongrie, Viktor Orbán, ont été réélus vice-présidents.

