Iker Casillas a difficilement refoulé ses larmes, hier en conférence de presse, pour annoncer son départ forcé du Real Madrid. Pierre-Philippe Marcou/AFP
Iker Casillas, l'emblématique gardien de l'équipe d'Espagne poussé au départ par le Real Madrid au bout de 25 ans, a fait hier des adieux médiatiques, mais solitaires, à son club de toujours, avant de rejoindre le FC Porto.
Au bord des larmes, mais politiquement correct devant micros et caméras, il n'a eu qu'éloges et remerciements pour le Real, dont aucun dirigeant n'était présent à ses côtés. « J'avais 9 ans quand j'ai revêtu le maillot blanc, et alors j'ai réalisé un rêve », a rappelé celui qui s'en va à 34 ans, ému au point d'avoir mis plus d'une minute à commencer à lire sa déclaration, après avoir gagné 19 titres avec le Real, dont trois Ligues des champions et cinq championnats d'Espagne.
Le Real, qui a annoncé son départ samedi dans un communiqué laconique, n'a précisé ni le montant du transfert ni la durée du contrat. Selon les médias espagnols, Casillas est parti pour un contrat de deux saisons, avec une troisième en option, et pour un salaire brut de 10 millions d'euros pour la durée du contrat. Toujours selon les médias, le Real Madrid essaie de recruter le jeune gardien de Manchester United, David de Gea (24 ans et 1,92 m), pour rajeunir le club.
S'il l'avait pu, Casillas serait sans doute resté au Real, où il avait répété ces derniers mois son désir de finir sa carrière. Et où il disposait d'un contrat en or s'achevant en 2017. Il avait pourtant été relégué sur le banc lors de la saison 2012-2013, en conflit avec l'entraîneur d'alors, José Mourinho, et accusé d'être une « taupe » divulguant à la presse les secrets du vestiaire. Placé en concurrence avec la recrue Diego Lopez (parti depuis à l'AC Milan), conspué par une partie du stade Santiago-Bernabeu, coupable de bourdes inhabituelles, il a vécu une descente aux enfers qui a culminé au Mondial 2014 au Brésil : fiasco contre les Pays-Bas (5-1) et élimination au premier tour. Mais il avait su revenir, jouant 32 matches de championnat d'Espagne la saison dernière et s'illustrant en Ligue des champions.
Hier, Casillas n'a « balancé » à aucun moment contre les dirigeants madrilènes qui ne voulaient plus de lui. Au contraire. « Après 25 ans passés à défendre le blason du plus grand club du monde, arrive un jour difficile, celui-ci, le jour de dire adieu à une institution qui à l'évidence m'a tout donné », a-t-il déclaré, en refoulant difficilement ses larmes. Le Real Madrid « m'a formé comme personne, m'a aidé à grandir, m'inculquant les valeurs qu'il défend : le respect, la camaraderie, l'engagement et surtout l'humilité. Je ne pourrai jamais vous oublier, et soyez sûrs que partout où j'irai je continuerai à crier Hala Madrid ! » a-t-il conclu à propos de son ancien club, seul devant micros et caméras.
(Source : AFP)
Schweinsteiger rejoint Manchester United

À Manchester, Schweinsteiger retrouvera Louis Van Gaal, qui l'avait entraîné sous les couleurs bavaroises de 2009 à 2011.Christof Stache / AFP
La star du Bayern et capitaine de l'Allemagne championne du monde souhaite « encore faire quelque chose de nouveau avant la fin de sa carrière ».
Le capitaine de l'Allemagne championne du monde, Bastian Schweinsteiger, véritable icône dans son club de toujours, le Bayern Munich, va rejoindre Manchester United la saison prochaine.
« Nous nous sommes mis d'accord sur ce transfert avec Manchester, les choses sont claires » et « une solution très sérieuse et équitable » pour les deux clubs a été trouvée, a expliqué samedi le président du club bavarois, Karl-Heinz Rummenigge. « Manchester est heureux d'annoncer qu'il a trouvé un accord avec le Bayern Munich pour faire signer Bastian Schweinsteiger », a confirmé le club anglais, promettant des informations complémentaires après que le joueur aura passé sa visite médicale, dont la date n'a pas été précisée.
Avec ce départ, c'est « une icône, une légende » qui quitte le club, a souligné le directeur sportif du Bayern, Matthias Sammer. « Nous avons essayé de le convaincre de rester en Bavière », a expliqué Rummenigge, mais Schweinsteiger, 30 ans dont 17 sous les couleurs bavaroises, souhaitait « encore faire quelque chose de nouveau avant la fin de sa carrière ». Le contrat initial de Schweinsteiger avec le Bayern courait jusqu'à 2016, mais son désir d'un départ alimentait les gazettes allemandes depuis plusieurs semaines. Sur son compte Twitter, le club s'est fendu d'un tweet « Danke Basti » ( « Merci Basti » ), accompagné d'une photo du joueur remerciant les supporteurs. Avec le club « Rekordmeister » (titulaire du plus grande nombre de titres en championnat d'Allemagne, 25), Schweinsteiger a « tout gagné », a rappelé Rummenigge. Champion du monde avec l'Allemagne au Brésil, le milieu de terrain (1,83 m pour 79 kg) a notamment remporté huit titres nationaux (2003, 2005, 2006, 2008, 2010, 2013, 2014, 2015), sept coupes nationales (2003, 2005, 2006, 2008, 2010, 2013, 2014) et la Ligue des champions 2013.
Rummenigge a écarté l'hypothèse d'un départ provoqué par des désaccords supposés avec l'entraîneur Pep Guardiola. « C'est de l'ordre de la fable », a souligné le président du club, insistant sur le fait que la séparation s'était effectuée « en toute amitié ». « S'il a envie de commencer une deuxième carrière au FC Bayern, la porte lui est ouverte », a même déclaré Rummenigge, qui a confié avoir déjà accepté que Schweinsteiger organise son jubilé avec le Bayern.
Selon le quotidien Bild, qui qualifiait samedi la transaction de « transfert choc de l'année », l'international a signé un contrat de trois ans avec ManU pour une indemnité de transfert comprise entre 18 et 20 millions d'euros. Les médias britanniques évoquaient un montant de 21 millions d'euros. Toujours selon Bild, Schweinsteiger devrait toucher 10 millions d'euros de salaire annuel.
(Source : AFP)

