Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Turquie

Davutoglu chargé de former le prochain gouvernement

Plus d’un mois après les législatives qui ont privé l’AKP de la majorité absolue, le Premier ministre Davutoglu a été chargé de former un nouveau gouvernement. Stringer/Reuters

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a confié hier au Premier ministre turc Ahmet Davutoglu le soin de former un gouvernement, ouvrant la voie à la constitution d'une coalition, plus d'un mois après les élections législatives qui ont privé le parti de la Justice et du Développement (AKP) de la majorité absolue.
« Notre président a donné à Ahmet Davutoglu le mandat pour former le 63e gouvernement », a écrit sur son compte Twitter Ibrahim Kalin, porte-parole du gouvernement. Si les partis politiques n'ont pas trouvé d'accord pour former un gouvernement d'ici à 45 jours, de nouvelles élections seront organisées.
Le chef de l'État est vivement critiqué en Turquie pour n'avoir toujours pas tranché à ce sujet, plus d'un mois après les législatives du 7 juin qui ont vu son parti AKP (parti de la Justice et du Développement, islamo-conservateur) perdre sa majorité absolue au Parlement pour la première fois depuis 2002.
Rien n'indique encore quelle forme pourrait prendre un gouvernement de coalition et si l'AKP est susceptible de s'allier avec le parti d'extrême droite MHP (Parti d'action nationaliste) ou le principal d'opposition, issu de la gauche laïque, le CHP (Parti républicain du peuple).
Ahmet Davutoglu va s'entretenir avec les dirigeants des trois principaux partis d'opposition pendant une première session de négociations qui s'achèveront mercredi prochain, a-t-on appris de sources proches du Premier ministre. Sur le plan idéologique, les nationalistes semblent plus proches de l'AKP, mais une telle alliance pourrait condamner le processus de paix avec les Kurdes.
Des sources ont déclaré à Reuters que certains membres de la direction de l'AKP penchent vers la constitution d'une grande coalition avec le CHP.
Certains élus de l'opposition soupçonnent M. Erdogan d'avoir tardé à lancer le processus de négociation afin de semer le trouble dans les rangs de l'opposition et de s'assurer que l'AKP sera toujours maître du jeu lors d'une réunion du Haut Conseil militaire (YAS) le mois prochain, pendant laquelle seront renouvelés les plus hauts postes de commandement de l'armée.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a confié hier au Premier ministre turc Ahmet Davutoglu le soin de former un gouvernement, ouvrant la voie à la constitution d'une coalition, plus d'un mois après les élections législatives qui ont privé le parti de la Justice et du Développement (AKP) de la majorité absolue.« Notre président a donné à Ahmet Davutoglu le mandat pour former le 63e gouvernement », a écrit sur son compte Twitter Ibrahim Kalin, porte-parole du gouvernement. Si les partis politiques n'ont pas trouvé d'accord pour former un gouvernement d'ici à 45 jours, de nouvelles élections seront organisées.Le chef de l'État est vivement critiqué en Turquie pour n'avoir toujours pas tranché à ce sujet, plus d'un mois après les législatives du 7 juin qui ont vu son parti AKP (parti de la Justice et du...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut