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Moyen Orient et Monde

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La police interpelle plusieurs dizaines de manifestants à Erevan

La police interpelle plusieurs dizaines de manifestants à Erevan

La police a interpellé hier plusieurs dizaines de manifestants qui bloquaient une importante artère d'Erevan, la capitale arménienne, pour protester contre la hausse annoncée des prix de l'électricité. Hier matin, une cinquantaine d'entre eux s'étaient déployés sur l'avenue Bagramyan, près du palais présidentiel, quand un officier de police a intimé l'ordre à ses « chers frères et sœurs » d'évacuer la rue. Les forces antiémeute sont ensuite intervenues, conduisant les manifestants interpellés vers des fourgons de police malgré leurs protestations. Une barricade a en outre été démantelée. « La police a brièvement détenu 46 manifestants. Ils ont été libérés depuis », a déclaré un porte-parole du ministère de l'Intérieur. Les manifestants ont pour leur part condamné les opérations de la police et assuré de la poursuite de leur mouvement. « Les actions de la police sont illégales. Nous n'abandonnerons pas et nos revendications restent d'actualité », a ainsi assuré David Sanassaryan, un manifestant. Des milliers d'Arméniens manifestent, tous les jours depuis le 19 juin, dans le centre d'Erevan pour protester contre la hausse de 16 % du prix de l'électricité. Sous pression, le président Serge Sarkissian avait promis le 27 juin de faire provisoirement « supporter le poids » de l'augmentation du tarif de l'électricité au gouvernement, jusqu'à ce qu'un audit auprès de Réseaux d'électricité d'Arménie (Ena) détermine si la hausse est justifiée. Malgré ces promesses, les manifestations ont continué. Bien qu'elles aient perdu en ampleur, elles rassemblent encore quelque deux à trois mille personnes chaque soir dans la capitale. Vahram Baghdasaryan/PhotoLure/AFP

Le pape rappelle à l'Amérique latine sa « dette » envers « les plus fragiles »

Un million et demi de personnes étaient présentes, hier soir, pour assister à la messe en plein air du pape François à Guayaquil, en Équateur, première étape d'un voyage de huit jours qui le mènera aussi en Bolivie et au Paraguay. Équatoriens, Péruviens et Colombiens étaient les plus représentés parmi les fidèles qui assistaient au service religieux. Aujourd'hui, le souverain pontife de 78 ans doit célébrer une deuxième messe en plein air, cette fois dans le parc Bicentenario de Quito, la capitale équatorienne. À son arrivée dimanche soir dans cette Amérique du Sud qui l'a vu naître, le pape argentin a d'emblée placé son périple sous le signe de la lutte contre la pauvreté, le grand mal de la région, qui compte la majorité des 1,2 milliard de catholiques de la planète. « Une attention spéciale (doit être) accordée à nos frères les plus fragiles et aux minorités les plus vulnérables, envers lesquels l'Amérique latine a une dette », a-t-il déclaré après sa descente d'avion à Quito. Le pape, qui s'était déjà rendu à Guayaquil au début des années 1980 quand il était recteur du collège argentin San José, a visité hier après-midi le sanctuaire du Seigneur de la Divine Miséricorde, à l'extérieur de la ville, avant de rejoindre le parc Los Samanes en papamobile, où il a célébré la messe. Après le service religieux, François s'est rendu au collège jésuite Javier, où il a partagé le dîner avec d'autres religieux et, surtout, retrouvé une vieille connaissance : le prêtre Francisco Cortés, dit « padre Paquito ». Les deux hommes s'étaient vus pour la dernière fois à Buenos Aires, il y a trente ans. Rodrigo Buendia/AFP

À Pampelune, l'ikurriña enlumineles célébrations de la San Fermin

La mairie de Pampelune, au nord de l'Espagne, a donné hier le coup d'envoi des fêtes de la San Fermin, connues mondialement pour leurs lâchers de taureaux, hissant le drapeau basque pour la première fois depuis près de trente ans. Le balcon de la mairie, dirigée par un maire de gauche indépendantiste, Joseba Asirón Saez, arborait les couleurs de l'ikurriña (drapeau basque) aux côtés de quatre autres drapeaux : ceux de la ville, de la région de Navarre, dont Pampelune est la capitale, de l'Espagne et de l'Union européenne. Le but, a expliqué le maire, est de permettre une « représentation plus large de la société », c'est un « symbole de changement ». L'utilisation de l'ikurriña faisait toutefois débat. Pour une partie du conseil municipal, ce drapeau n'avait pas sa place, la région n'étant pas basque. Un point de vue qui n'est pas partagé par les indépendantistes, revendiquant La Navarre comme partie intégrante de la nation basque. Les fêtes ont été lancées à midi avec le traditionnel Chupinazo, explosion de pétards marquant le début de neuf jours de folie, et, comme invités de marque, une Parisienne, Chantal Estrada, ainsi qu'un groupe de musique local, l'Orfeón Pamplonés. La Française est la petite-fille du républicain Honorino Arteta, accordéoniste d'une peña (club associatif), La Veleta, créée en 1931, dont les membres furent les premiers à choisir le traditionnel costume rouge et blanc de la San Fermin. Ce matin, Pampelune vivra son premier lâcher de taureaux. Depuis 1911, quinze personnes ont été tuées pendant ces courses. Pampelune est située au sud de la région viticole de La Rioja et le vin coulera donc à flots jusqu'au 14 juillet, dernier jour des célébrations. Les origines de la fête de San Fermin remontent à l'époque médiévale. Ander Gillenea/AFP

La police interpelle plusieurs dizaines de manifestants à Erevan
La police a interpellé hier plusieurs dizaines de manifestants qui bloquaient une importante artère d'Erevan, la capitale arménienne, pour protester contre la hausse annoncée des prix de l'électricité. Hier matin, une cinquantaine d'entre eux s'étaient déployés sur l'avenue Bagramyan, près du palais présidentiel, quand un officier de police a intimé l'ordre à ses « chers frères et sœurs » d'évacuer la rue. Les forces antiémeute sont ensuite intervenues, conduisant les manifestants interpellés vers des fourgons de police malgré leurs protestations. Une barricade a en outre été démantelée. « La police a brièvement détenu 46 manifestants. Ils ont été libérés depuis », a déclaré un porte-parole du ministère de l'Intérieur. Les...
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