US : chômage à court et long terme.
Depuis le début de l'année, les créations d'emploi sont très solides aux États-Unis. Même en tenant compte d'un coup de froid en mars (199 000), la moyenne mensuelle est de 217 000. Un chiffre sensiblement équivalent est attendu en juin (230 000). Sur la même période, le chômage n'a pourtant pas baissé, passant de 5.56 % en décembre à 5.51 % en mai. Les créations d'emploi étant bien supérieures à ce que justifient les tendances démographiques, cette stabilité du chômage ne s'explique que par le retour sur le marché du travail de travailleurs découragés et une hausse de la participation. Plus précisément, le chômage de longue durée a baissé
(> 6 mois) mais cela a été compensé par le chômage de court terme (graphe ci-contre). Ce genre d'évolutions est sans doute bien accueilli par les membres du FOMC, surtout Janet Yellen, mais pose à nouveau la question de la pertinence du taux de chômage pour évaluer les capacités inutilisées. Dans le doute, et avec des chiffres de PIB très médiocres au T1, la Fed a préféré jouer la prudence et ne pas prendre le risque de monter ses taux directeurs en juin. Les inscriptions au chômage continuant de reculer, le chômage pourrait repartir à la baisse. En moyenne, le consensus attend un repli à 5.4 %. La question en filigrane est celle des salaires. Dernièrement, quelques signes de frémissement à la hausse sont apparus. Rien de plus logique à l'approche du plein-emploi, mais pour la Fed, c'est un radar qui risque de s'allumer d'ici peu.
Cet article est réalisé par Fidus


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