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Liban - Torture

Roumieh : la mise en garde de Kabbara

Le journaliste Assaad Béchara et son avocate, Roula Elia, hier, au palais de Justice (photo Dalati et Nohra).

Le député de Tripoli, Mohammad Kabbara, a mis en garde hier contre « une orientation officielle visant à étouffer l'enquête dans l'affaire du crime commis par les bourreaux de Roumieh ».
M. Kabbara a souligné, à l'issue d'une réunion, « la nécessité d'élargir l'enquête et d'écouter les dépositions de toutes les victimes pour savoir combien de prisonniers ont été torturés, quel était le nombre exact des tortionnaires et qui était le plus haut gradé parmi eux ».
« Étouffer la vérité pour protéger certains haut gradés portera un coup frontal à la vérité et la justice, et provoquera une explosion de colère au plan populaire, ce que personne ne veut ni ne souhaite », a-t-il ajouté, avant de soulever plusieurs points de critique contre la procédure de l'enquête.
« Ce que vous faites ne protège pas la stabilité, mais jette les bases d'une duperie qui protège de vrais grands bourreaux et détruit la stabilité. Cela (...) contribuera à détruire le pays sur la tête des grands et les cadavres des petits », a-t-il ajouté.
De son côté, le député du Hezbollah Nawar Sahili a estimé que l'objectif de la diffusion de la bande vidéo en question était de « semer la discorde sectaire entre les Libanais ». M. Sahili a lui aussi exprimé sa stupéfaction face au manque de résultats dans l'enquête jusqu'à l'heure, déplorant les accusations qui ont été adressées au Hezbollah d'être derrière cette affaire.
Pour sa part, le conseiller médiatique du ministre de la Justice Achraf Rifi, le journaliste Assaad Béchara, a déposé hier une plainte devant le bureau du procureur général près la Cour de cassation, Samir Hammoud, contre le quotidien al-Akhbar pour diffamation. Le quotidien avait accusé vendredi le journaliste, sans le nommer explicitement, d'être à l'origine de la diffusion de la bande vidéo. « Cela est totalement faux et nous tenons à le prouver », a indiqué l'avocate de M. Béchara, Roula Élia.
L'association Journalistes contre la violence a dénoncé, dans un communiqué publié hier, cette tentative de porter atteinte à M. Béchara et, à travers lui, au ministre Rifi.
Signalons enfin que l'affaire des détenus islamistes et de l'usage de la torture à leur encontre ont été au centre d'une réunion à Saïda entre une délégation de la Jamaa islamiya – section Liban-Sud et des représentants du Comité international de la Croix-Rouge.

Le député de Tripoli, Mohammad Kabbara, a mis en garde hier contre « une orientation officielle visant à étouffer l'enquête dans l'affaire du crime commis par les bourreaux de Roumieh ».M. Kabbara a souligné, à l'issue d'une réunion, « la nécessité d'élargir l'enquête et d'écouter les dépositions de toutes les victimes pour savoir combien de prisonniers ont été torturés, quel était le nombre exact des tortionnaires et qui était le plus haut gradé parmi eux ».« Étouffer la vérité pour protéger certains haut gradés portera un coup frontal à la vérité et la justice, et provoquera une explosion de colère au plan populaire, ce que personne ne veut ni ne souhaite », a-t-il ajouté, avant de soulever plusieurs points de critique contre la procédure de l'enquête.« Ce que vous faites ne protège pas la...
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