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Moyen Orient et Monde - Nucléaire Iranien

Pour les Européens, des décisions « très difficiles vont devoir être prises »

Le ministre iranien des Affaires étrangères retourne à Téhéran pour consultations.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank Walter Steinmeier (à gauche) et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif (à droite) lors d’une réunion hier à Vienne. Christian Bruna/AFP

Les négociateurs des grandes puissances et de l'Iran se sont accordés hier pour déborder de quelques jours la date butoir du mardi 30 juin.
En attendant, les représentants du P5+1 se sont retrouvés pour faire le point hier en début d'après-midi. Le ministre allemand Frank Walter Steinmeier a appelé à l'issue de cette réunion « toutes les parties, y compris l'Iran, à se montrer constructives pour parvenir à un accord ». Un tel accord serait le premier pas d'une possible réconciliation entre la République islamique et les États-Unis, brouillés depuis 35 ans. Il marquerait aussi un retour sur la scène internationale de la République islamique chiite, ce qui effraie les puissances sunnites de la région et Israël. Un règlement du dossier aurait également un impact sur le marché mondial de l'énergie en libérant les immenses réserves iraniennes d'hydrocarbures. « Ne croyez pas que l'Iran a besoin de cet accord », a cependant averti le président du Parlement iranien, le conservateur Ali Larijani, cité par l'agence Irna hier. « Nous accueillons favorablement un accord car c'est dans l'intérêt de tous, mais ne croyez pas que nous supporterons plus de pressions (...) N'obligez pas l'Iran à renoncer à la voie des négociations », a-t-il lancé.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, devait peu après rentrer rapidement à Téhéran hier soir pour consultations, une décision que Washington a accueillie positivement. « Nous avons toujours dit que les ministres peuvent avoir besoin de faire des allers-retours », a déclaré un officiel américain, soulignant que cela peut être « une bonne chose ».
Après 20 mois de discussions acharnées, les négociateurs se trouvent au pied du mur. « Des décisions très difficiles vont devoir être prises », a rappelé le chef de la diplomatie britannique, Philip Hammond. « C'est une question de volonté politique. Si toutes les parties font preuve de volonté politique, on y arrivera », a de son côté assuré la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini. L'Iran et les grandes puissances du P5+1 (États-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Chine, France et Allemagne) ont toutefois exclu hier un nouveau report à long terme des négociations, soulignant qu'un accord devrait être trouvé lors du round actuel à Vienne. Mais M. Hammond a souligné préférer « plutôt pas d'accord qu'un mauvais accord ». L'Iran a également dit vouloir un « bon accord global ». Le secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, les deux principaux protagonistes du dossier, en étaient convenus dès samedi : il reste « beaucoup » de pain sur la planche pour parvenir à un accord.
Les grandes puissances exigent une limitation durable des capacités nucléaires iraniennes de recherche et de production, un retour automatique des sanctions en cas de violation des engagements pris et des inspections « rigoureuses » des sites iraniens, « y compris militaires si nécessaire », comme l'a rappelé le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius. Or, le guide suprême Ali Khamenei, qui a la haute main sur le dossier nucléaire, a réitéré en début de semaine son refus de toute inspection des sites militaires, une « ligne rouge » non négociable selon lui. M. Khamenei a également déclaré ne pas accepter de « limitations de longue durée » du programme nucléaire, alors que les grandes puissances souhaitent brider celui-ci pour 10 ans au minimum.

(Source : AFP)

Les négociateurs des grandes puissances et de l'Iran se sont accordés hier pour déborder de quelques jours la date butoir du mardi 30 juin.En attendant, les représentants du P5+1 se sont retrouvés pour faire le point hier en début d'après-midi. Le ministre allemand Frank Walter Steinmeier a appelé à l'issue de cette réunion « toutes les parties, y compris l'Iran, à se montrer constructives pour parvenir à un accord ». Un tel accord serait le premier pas d'une possible réconciliation entre la République islamique et les États-Unis, brouillés depuis 35 ans. Il marquerait aussi un retour sur la scène internationale de la République islamique chiite, ce qui effraie les puissances sunnites de la région et Israël. Un règlement du dossier aurait également un impact sur le marché mondial de l'énergie en libérant les...
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