À quatre jours des élections législatives, le deuxième vice-président du Burundi a fui le pays, appelant le président Pierre Nkurunziza à renoncer à briguer un troisième mandat, alors que les violences repartent de plus belle à Bujumbura.
Signe de cette tension à l'approche d'un scrutin controversé, quelque 200 étudiants qui campaient depuis le début de la contestation anti-Nkurunziza à l'extérieur de l'ambassade américaine, et que la police voulait évacuer, se sont réfugiés pacifiquement dans le complexe de la représentation diplomatique. Selon des journalistes, l'explosion de deux grenades dans le centre de la capitale burundaise a aussi fait au moins huit blessés, au lendemain d'une journée déjà marquée par de nombreux tirs et explosions dans un quartier périphérique de Bujumbura, Musaga, foyer de la contestation.
Sur France 24, le deuxième vice-président Gervais Rufyikiri a expliqué, mercredi soir, avoir quitté le Burundi parce qu'il n'était « plus capable de continuer à soutenir l'attitude du président de la République, sa volonté de conduire le peuple burundais sur la voie de l'illégalité ». Il a également dit avoir été « menacé » après ses prises de position contre une candidature du chef de l'État à la présidentielle du 15 juillet.
(Source : AFP)
Moyen Orient et Monde - Burundi
Quelque 200 étudiants se réfugient dans l’ambassade américaine
OLJ / le 26 juin 2015 à 00h00

