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Moyen Orient et Monde

À Douai, une mère jugée pour avoir étranglé huit de ses bébés à la naissance

Le procès d'une femme accusée d'octuple infanticide, la plus grave affaire de ce type jugée en France, s'est ouvert hier avec l'évocation par l'accusée du complexe précoce de son obésité, qui l'aurait incitée à cacher ses grossesses et leur funeste issue. Après un début de procès marqué par les pleurs de Dominique Cottrez, réconfortée par ses deux filles et son mari, la suite de l'audience a donné une large place à la parole, tantôt claire et déterminée, tantôt chiche et brouillée, de cette ancienne aide-soignante de 51 ans jugée pendant une semaine devant la cour d'assises de Douai. À partir de 1989 et jusqu'au début des années 2000, cette femme a dissimulé ses grossesses, accouché seule, immédiatement étranglé les nourrissons et conservé les corps près d'elle, sans que sa famille ne se doute de rien.
Vie à la ferme à Villers-au-Tertre, fratrie de cinq enfants chapeautée par une mère sévère, père taiseux occupé aux champs, scolarité d'élève moyenne : « J'ai eu une enfance normale », affirme Dominique Cottrez, en contraste avec la relation incestueuse qu'elle dit avoir subie à partir de l'adolescence et jusqu'à la mort de son père en 2007. À peine est évoqué le spectre de son père défunt : la Cour a remis à plus tard l'examen de cet aspect trouble de sa jeunesse. « Elle était prisonnière de cet inceste. Elle était persuadée qu'elle allait enfanter des monstres et que ces monstres n'avaient aucune entité, aucune réalité », a déclaré, en marge de l'audience, son avocat Frank Berton.
Très vite a été abordée la question de l'obésité, invoquée par Dominique Cottrez pour justifier sa décision d'éviter les médecins, qui auraient pu lui prescrire la pilule. L'accusée a raconté ce qu'elle présente comme un traumatisme, lorsque la sage-femme lui a adressé des remontrances sur son obésité qui compliquait son premier accouchement. « La façon de le dire était un peu stricte, sévère. J'aurais aimé (qu'elle le dise) plus gentiment », a-t-elle susurré, visiblement mal à l'aise. L'accusée a pesé jusqu'à 130 kilos lors de ses grossesses et a confié atteindre aujourd'hui 160 kilos.
L'un de ses avocats, Marie-Hélène Carlier, compte plaider la « dénégation de grossesse ». Le passage à la barre des experts, qui ont divergé sur ce thème pendant l'instruction, devrait être un moment-clé du procès.

Le procès d'une femme accusée d'octuple infanticide, la plus grave affaire de ce type jugée en France, s'est ouvert hier avec l'évocation par l'accusée du complexe précoce de son obésité, qui l'aurait incitée à cacher ses grossesses et leur funeste issue. Après un début de procès marqué par les pleurs de Dominique Cottrez, réconfortée par ses deux filles et son mari, la suite de l'audience a donné une large place à la parole, tantôt claire et déterminée, tantôt chiche et brouillée, de cette ancienne aide-soignante de 51 ans jugée pendant une semaine devant la cour d'assises de Douai. À partir de 1989 et jusqu'au début des années 2000, cette femme a dissimulé ses grossesses, accouché seule, immédiatement étranglé les nourrissons et conservé les corps près d'elle, sans que sa famille ne se doute de...
commentaires (2)

UNE HYDRE MATERNELLE !!!

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

10 h 00, le 26 juin 2015

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Commentaires (2)

  • UNE HYDRE MATERNELLE !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 00, le 26 juin 2015

  • L'invraisemblable, c'est, qu'en France, tuer ses enfants après la naissance est un crime, mais le faire avant est un droit et les frais sont remboursés par la Sécurité Sociale!

    Yves Prevost

    06 h 12, le 26 juin 2015

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