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Liban

Sleiman au Sérail pour exprimer son soutien à Salam

L'ancien président laisse entendre que le gouvernement peut se réunir sans « les boycotteurs »

Michel Sleiman a salué hier la sagesse et la fermeté du chef du gouvernement. Photo Ani

Le président du Conseil, Tammam Salam, a reçu hier au Sérail l'ancien chef d'État Michel Sleiman, venu lui exprimer son appui à l'heure où il s'efforce d'assurer une reprise des réunions du gouvernement, bloquées par l'insistance des ministres du Courant patriotique libre d'empêcher l'adoption de toute décision gouvernementale avant le règlement du dossier des nominations sécuritaires.
Après avoir salué « la sagesse, la patience, le calme et la fermeté » de son hôte, M. Sleiman a assuré, en répondant aux questions de la presse, que Tammam Salam « a toujours l'intention de convoquer le Conseil des ministres ». « C'est son droit, voire même une obligation pour le chef du gouvernement qui doit réunir ses ministres pour gérer les affaires du pays », a-t-il insisté, avant de souligner, en réponse à une question, que les décisions en Conseil des ministres doivent être prises à l'unanimité. Et d'expliquer : « L'unanimité ne signifie pas que les 24 ministres doivent donner leur accord sur un sujet déterminé. Tout le monde sait que lorsqu'un dossier est soumis à étude, il peut être approuvé au terme d'un débat en dépit des réserves émises par quelques ministres sur certains points. C'est donc l'entente qui représente le critère de base pour l'approbation d'un dossier. Elle s'exprime par la présence d'une majorité favorable. »
Michel Sleiman a réaffirmé son attachement à ce principe, « à condition que les ministres assistent aux réunions du gouvernement et ne les boycottent pas ». « Le boycottage des Conseils des ministres est un acte antidémocratique qui n'existe qu'au Liban. Il s'assimile à un coup d'État », a-t-il déploré, en estimant que « rien n'empêche un ministre d'assister à une réunion pour faire part de ses objections à un sujet contesté ». « Si le nombre de ministres opposants est important, il appartient au chef du gouvernement de trancher, suivant son appréciation de la situation. Tammam Salam a jusque-là pris des décisions judicieuses. Sinon (en cas de boycottage), le même principe s'applique aux ministres qui restent, dont le nombre serait de 18 ou 19. Tel est mon avis, fondé sur mon observation des comportements de certains. Il n'est pas contraignant, bien entendu, pour le chef du gouvernement », a ajouté M. Sleiman.
Prié de dire s'il s'attend à un déblocage prochain du dossier de la présidentielle, l'ancien chef d'État a de nouveau jugé « honteux » que le Liban reste sans président. « Il est honteux de renoncer à notre démocratie et d'employer des méthodes antidémocratiques afin de régler nos affaires, au moment où les États qui nous entourent sont en quête d'une démocratie, abstraction faite du bien-fondé ou pas des voies qu'ils empruntent à cette fin », s'est indigné Michel Sleiman qui s'est dit consterné du fait que la présidentielle est devenue « tributaire de l'évolution du dossier syrien ou d'un autre projet régional ». « Il nous est encore possible d'élire un président, mais la participation de certains à la guerre en Syrie a entraîné une association des deux dossiers, affectant l'échéance présidentielle. Nous nous sommes liés à une affaire sur laquelle nous étions censés rester neutres, conformément à la déclaration de Baabda, qui avait été saluée par l'Union européenne », a rappelé Michel Sleiman.
Il a relevé ensuite des points de similitude entre la déclaration d'intentions signée entre le CPL et les Forces libanaises et la déclaration de Baabda. « Mais tout cela reste sur du papier. Qu'en est-il du contrôle des frontières syriennes, de l'interdiction de la circulation des armes et des éléments armés des deux côtés ? » s'est-il interrogé, avant de commenter : « La situation ne s'améliorera dans le pays qu'avec le retour au Liban des Libanais impliqués en Syrie. »

Le président du Conseil, Tammam Salam, a reçu hier au Sérail l'ancien chef d'État Michel Sleiman, venu lui exprimer son appui à l'heure où il s'efforce d'assurer une reprise des réunions du gouvernement, bloquées par l'insistance des ministres du Courant patriotique libre d'empêcher l'adoption de toute décision gouvernementale avant le règlement du dossier des nominations sécuritaires.Après avoir salué « la sagesse, la patience, le calme et la fermeté » de son hôte, M. Sleiman a assuré, en répondant aux questions de la presse, que Tammam Salam « a toujours l'intention de convoquer le Conseil des ministres ». « C'est son droit, voire même une obligation pour le chef du gouvernement qui doit réunir ses ministres pour gérer les affaires du pays », a-t-il insisté, avant de souligner, en réponse à une...
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