Vatican
Le pape François demande « pardon » pour les persécutions contre les vaudois
Le pape François a demandé hier solennellement « pardon » au nom de l'Église catholique pour les persécutions dont elle s'est rendue coupable au cours de l'histoire à l'encontre de l'Église vaudoise. Né au XIIe siècle, quatre siècles avant la réforme de Luther, ce mouvement qui prêchait l'Évangile dans les campagnes avait été déclaré hérétique un siècle plus tard, et, par la suite, victime de terribles massacres ordonnés par des papes de la fin du Moyen Âge. Aujourd'hui, la « Table vaudoise », qui compte entre 25 000 et 40 000 fidèles, dont la plupart en Europe, surtout en Italie du Nord, est adhérente de l'Alliance réformée mondiale. Les vaudois ont été excommuniés parce qu'ils formaient « un mouvement d'évangélisation populaire, mené par des laïcs en langue vernaculaire et non en latin », a rappelé le responsable des vaudois. Il a critiqué la définition par le concile Vatican II (1962-65) de l'Église vaudoise comme « une communauté », en espérant que cette définition serait supprimée prochainement.
Afrique du Sud
Démenti gouvernemental concernant l'exfiltration de Béchir
Le gouvernement sud-africain a démenti hier des informations de presse selon lesquelles un plan avait été préparé pour que le président soudanais Omar el-Béchir, recherché pour génocide par la Cour pénale internationale (CPI), puisse quitter le pays sans encombre après un sommet de l'Union africaine. Selon le Sunday Times qui citait sans les nommer plusieurs sources haut placées, un plan avait été préparé d'avance par cinq ministres (Défense, Police, Sécurité d'État, Présidence et Affaires étrangères) pour que M. Béchir ne soit pas inquiété. L'hebdomadaire dominical ajoute que l'encombrant visiteur a été exfiltré d'Afrique du Sud pendant le sommet de l'Union africaine, qui se tenait à Johannesburg, par des policiers chargés de la protection rapprochée du président Jacob Zuma.
Le gouvernement sud-africain a été sommé de s'expliquer d'ici à jeudi par le tribunal de Pretoria qui avait ordonné que le chef de l'État soudanais reste dans le pays.
Ukraine
Moscou est impuissant à empêcher le départ de combattants russes
La Russie n'a pas les moyens d'empêcher le départ des volontaires russes combattant dans l'est séparatiste de l'Ukraine, a déclaré hier le secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev dans une interview au quotidien Kommersant. « Nous ne les encourageons pas (à partir combattre en Ukraine) et nous ne les gratifions pas. Mais la réalité est qu'il est impossible de les empêcher » d'aller en Ukraine, a déclaré Nikolaï Patrouchev, qui a dirigé les services secrets russes (FSB) de 1999 à 2008.
« Il y a plus de deux millions de réfugiés ukrainiens en Russie. Ils racontent les atrocités, les combats, et l'émotion incite les autres à partir » se battre en Ukraine, a ajouté ce proche du président russe Vladimir Poutine.
Le Kremlin assure que les soldats russes présents en Ukraine sont des volontaires partis sur leur temps libre ou qu'ils ne sont plus dans l'armée russe. Pour sa part, Kiev a demandé à plusieurs reprises aux autorités russes de fermer sa frontière avec l'est de l'Ukraine pour empêcher l'afflux d'armes et d'armements.
Indonésie
Revers judiciaire pour le Français Serge Atlaoui condamné à mort
Le Français Serge Atlaoui, condamné à mort pour trafic de drogue en Indonésie, a essuyé un nouveau revers après le rejet hier d'un recours administratif, mais ses avocats envisagent d'autres procédures tandis qu'aucune exécution n'est prévue dans l'immédiat.
Incarcéré depuis dix ans dans ce pays d'Asie du Sud-Est, Serge Atlaoui, 51 ans, contestait le refus du président indonésien de lui accorder une grâce, après sa condamnation en 2007 à la peine capitale pour trafic de drogue, et réclamait que la justice examine son dossier au fond. Il était initialement prévu que Serge Atlaoui soit exécuté le 29 avril avec huit autres condamnés à mort pour trafic de drogue dans le cadre d'affaires distinctes, mais son nom avait été retiré de la liste au dernier moment, les autorités invoquant alors cette procédure en cours.
Hier, la Cour administrative de Djakarta a confirmé la décision d'un tribunal de première instance qui s'était déclaré incompétent début avril. Cette décision était attendue dans la mesure où des recours semblables introduits par d'autres condamnés à mort en Indonésie ont été rejetés par le passé par cette juridiction qui s'était déclarée incompétente.
Otan
« Doublement » de la taille de sa force de réaction rapide
L'Otan va décider cette semaine de renforcer sa force de réaction rapide en portant sa capacité de « 30 000 à 40 000 hommes », soit « plus du double » de sa taille actuelle, a annoncé hier le secrétaire général de l'alliance, Jens Stoltenberg.
L'alliance, dominée par les États-Unis, avait créé en 2002 cette « force de réaction rapide », dotée de quelque 13 000 hommes avec la capacité de se déployer beaucoup plus rapidement que les forces principales. Mais la crise en Ukraine et l'intervention de Moscou pour soutenir les séparatistes prorusses ont démontré que cette force pourrait ne pas être suffisamment rapide, dans un contexte sécuritaire qui a largement évolué, a souligné M. Stoltenberg.
En conséquence, le commandant suprême de l'Otan aura « plus de responsabilités » en matière de déploiement, afin que l'alliance de 28 États membres puisse répondre plus rapidement, a-t-il expliqué. Ceci ne remet toutefois pas en cause le contrôle des politiques sur les militaires, a souligné M. Stoltenberg.
Allemagne
Libération d'un journaliste d'al-Jazira réclamé par l'Égypte
L'Allemagne a annoncé la libération d'un journaliste d'al-Jazira réclamé par l'Égypte et détenu depuis samedi à Berlin. Le parquet général de Berlin a confirmé dans un communiqué l'abandon pur et simple de la procédure, évoquant à la fois « des aspects juridiques et des craintes politico-diplomatiques », sans détailler les raisons de sa décision. Plusieurs dizaines de soutiens d'Ahmad Mansour ont salué la nouvelle hier après-midi à l'extérieur du Palais de justice de Berlin, chantant et brandissant des pancartes, d'après une journaliste de l'AFP sur place. Le gouvernement allemand avait exprimé à la mi-journée de claires réserves sur l'extradition de M. Mansour, arrêté samedi sur la base d'un mandat d'arrêt international émis par l'Égypte, qui l'accuse de plusieurs crimes.
Éthiopie
Carton quasi plein pour la coalition au pouvoir et ses alliés
La coalition au pouvoir en Éthiopie et des partis alliés ont raflé 546 des 547 sièges de la Chambre des représentants du peuple, chambre basse du Parlement, où un dernier siège reste à attribuer, selon les résultats officiels des législatives du 24 mai, proclamés hier. Le Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (EPRDF), coalition de quatre grands partis qui dirigent l'Éthiopie depuis 1991, remporte les 500 circonscriptions dans lesquelles il présentait des candidats, les 46 autres sièges se répartissant entre des petites formations régionales qui lui sont alliées. Ces élections étaient les premières depuis la mort en 2012 du Premier ministre Meles Zenawi, qui avait incarné le pouvoir en Éthiopie depuis le renversement de Mengistu Haile Mariam, chef de la junte qui dirigea l'Éthiopie durant la « terreur rouge », entre 1974 et 1991.
Le pape François a demandé hier solennellement « pardon » au nom de l'Église catholique pour les persécutions dont elle s'est rendue coupable au cours de l'histoire à l'encontre de l'Église vaudoise. Né au XIIe siècle, quatre siècles avant la réforme de Luther, ce mouvement qui prêchait l'Évangile dans les campagnes avait été déclaré hérétique un siècle plus tard, et, par la suite, victime de terribles massacres ordonnés par des papes de la fin du Moyen Âge. Aujourd'hui, la « Table vaudoise », qui compte entre 25 000 et 40 000 fidèles, dont la plupart en Europe, surtout en Italie du Nord, est adhérente de l'Alliance réformée mondiale. Les vaudois ont été excommuniés parce qu'ils formaient « un mouvement...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
ON FAIT BATTRE DES DEUX CÔTÉS LES TAMBOURS... GARE AUX MAUVAIS CALCULS !!!
13 h 21, le 24 juin 2015