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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont la parole... sur la crise des réfugiés au Liban

Dans le cadre de la rubrique « Une semaine, un thème : le Liban otage de ses réfugiés », les lecteurs de « L'Orient-Le Jour » se sont exprimés via Facebook ou sur la version électronique du journal. Voici leurs commentaires. Très significatifs !

SUR FACEBOOK

Si les politicards voyous avaient une autre moralité et un minimum d'humanité, ils auraient réussi à mobiliser le monde entier pour prendre en charge ces malheureuses victimes des guerres imposées à leur pays ! On ne peut rien contre la géographie, les peuples libanais et syrien resteront voisins jusqu'à la nuit des temps. Respectons donc les obligations de voisinage.
Jen NEJIB

Que Dieu leur vienne en aide. Nul n'est à l'abri d'une telle situation.
Hassan HALAOUI

Non, trop c'est trop ! Bien sûr on a pitié d'eux, mais je me demande s'ils ne vont pas se retourner contre nous un jour, comme les Palestiniens !
La sécurité du Liban et de son peuple doit passer avant toute autre considération. La solution : intervenir auprès de l'Onu et du monde occidental pour leur faire construire des maisons préfabriquées à la frontière côté syrien, et que l'Onu continue de leur verser des aides. Qu'ils y cultivent la terre et qu'ils y élèvent des bêtes pour subvenir à leurs besoins alimentaires. Hélas, une partie des Libanais refuse ce plan pour des raisons que l'on connaît...
Carine FARÈS

Rappelons que ce n'est pas le peuple syrien qui a mis au pouvoir le clan Assad, mais un coup d'État en 70. Ce ne sont pas les réfugiés qu'il faut blâmer pour la mainmise syrienne au Liban depuis la guerre civile, ni eux qu'il faut blâmer quand un homme politique ou un journaliste se fait assassiner parce qu'il dénonce le régime syrien.
Marine SAMAHA


Le Liban, pour son malheur, n'a que des voisins infréquentables, dont les rêves et les réalités sont ses pires cauchemars !
Jean-Michel LAMBERT

L'impact des réfugiés sur le Liban n'est pas le cadeau de Noël attendu par les Libanais. L'impact est clair : croissance du nombre des mendiants, croissance du nombre des enfants malheureux et loin de leurs pupitres scolaires...
Jihan ÉLIAS

Le Liban est bien plus qu'un otage des Syriens ! C'est vrai qu'ils ont beaucoup de malheurs dans leur pays, mais est-ce bien nécessaire de continuer à « coloniser » le Liban comme ils le font ? Le temps de l'occupation du Liban est bel et bien révolu, alors pourquoi tant de réfugiés ?
Olivier MABILDE

En France, il y en aurait déjà 3 000. Sachant que je vais me brouiller avec certaines personnes, je veux dire quand même une chose : je suis franco-libanaise et je n'oublie pas le tort qu'ils nous ont fait des années durant. Alors qu'ils restent chez eux et que les Libanais n'oublient pas...
Annie HONEIN

Le Liban est mondialement connu pour son hospitalité. Les Libanais sont accueillants, c'est dans nos gènes !
Riad KAWAR

Peut-être que des Libanais n'ont pas oublié les 15 années de guerre subies à cause de la Syrie ?
Natacha SCULPTURE

Déplacés, pas réfugiés !
Imad DAGHER

SUR LE SITE
Le Liban est surtout otage des grandes puissances et de leurs ONG qui l'obligent à accepter la présence des réfugiés et l'empêchent de les ramener chez eux, tout en ne lui procurant pas les moyens de les nourrir...
Naufal SORAYA

Pauvre pays ! Il est avant tout l'otage de certains de ses propres enfants convertis en parricides !
L'expression de la libre analyse

Alors que l'armée libanaise déploie tous les efforts nécessaires pour assurer les besoins de la bataille contre le terrorisme, le manque d'aides internationales continue d'entraver son action. En effet, les deux dons saoudiens de quatre milliards de dollars n'ont pas encore été versés, sur fond de divergences politiques et de problèmes administratifs, financiers, voire personnels !
Il est clair que l'armée compte essentiellement en cette période sur les aides militaires américaines, même si celles-ci demeurent insuffisantes face aux besoins de la bataille.
Quant aux Français, leur contribution est toujours décevante. Sachant qu'à ce jour, l'armée libanaise n'a reçu de Paris que 47 missiles de type Milan, payés par l'Arabie saoudite dans le cadre d'une aide de 600 millions de dollars.
Le jour de la livraison de ces missiles, le ministre français de la Défense a supervisé en personne ce processus qui a eu lieu à l'aéroport de Beyrouth dans une ambiance cérémoniale. Mais il s'est avéré que ces missiles sont obsolètes, et qu'ils ont été transportés à la hâte des dépôts où ils se trouvaient, pour coïncider avec la visite du responsable français.
S'exprimant dans les colonnes du quotidien libanais as-Safir, des sources responsables ont révélé que l'humidité a rendu une partie de ces missiles inutilisable. Et d'indiquer que l'armée a le droit de réclamer en échange des missiles conformes aux critères nécessaires.
Jaber KAMEL

* * *

Pour l'heure, il y a un 1,2 million de réfugiés au Liban, une population qui, par la force des choses, se reproduit et accuse un taux de natalité élevé. La bombe démographique explose, l'hydre nous envahit, broie sa proie et se régénère en un temps devenu un complice silencieux, sournois, pernicieux.
À l'heure où le Liban, environ 4 millions d'habitants, de densité démographique de 344 habitants/km2, accueille 1,2 million de réfugiés, combien en a accueillis l'Union européenne ? Une Europe de plus de 507 millions d'habitants et de densité démographique de 114 habitants au km carré, soit le tiers du pays du Cèdre ? Moins que 31 000. Combien en a accueillis la France qui compte 66 millions d'habitants ? 500 réfugiés ! Les États-Unis ? Moins de 1 000 réfugiés.
Cela fait plus d'un demi-siècle que le Liban fait les frais des conflits régionaux et des vagues successives de réfugiés. Il a déjà eu son lot, ses lots. Plus que les fonds (seuls 23 % des 1,3 milliards de dollars nécessaires ont été récoltés), ce dont nous avons besoin c'est que la communauté internationale se partage ce misérable fardeau humain par une répartition des réfugiés par quota, c'est la moindre des choses.
Les réfugiés constituent un tiers de la population, un jour proche, ils en seront la moitié. C'est le début de la fin pour le Liban qui ploie déjà sous leur joug, économiquement, socialement, financièrement, etc. Le Liban agonise.
On ne résout pas un problème en lui substituant un autre autrement plus grave, en l'occurrence la prise du Liban en otage. Ce n'est pas une solution.
Cessons de faire la politique de l'autruche et de prétendre qu'il est encore temps de résoudre cette question. Il y a maldonne au départ. Les dés sont pipés. Il est déjà trop tard.

Dounia Mansour ABDELNOUR

SUR FACEBOOK
Si les politicards voyous avaient une autre moralité et un minimum d'humanité, ils auraient réussi à mobiliser le monde entier pour prendre en charge ces malheureuses victimes des guerres imposées à leur pays ! On ne peut rien contre la géographie, les peuples libanais et syrien resteront voisins jusqu'à la nuit des temps. Respectons donc les obligations de voisinage.Jen NEJIB
Que Dieu leur vienne en aide. Nul n'est à l'abri d'une telle situation.Hassan HALAOUI
Non, trop c'est trop ! Bien sûr on a pitié d'eux, mais je me demande s'ils ne vont pas se retourner contre nous un jour, comme les Palestiniens !La sécurité du Liban et de son peuple doit passer avant toute autre considération. La solution : intervenir auprès de l'Onu et du monde occidental pour leur faire construire des maisons préfabriquées à...
commentaires (2)

UN TSUNAMI... QUI PEUT TOUT EMPORTER !!!

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

11 h 36, le 23 juin 2015

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Commentaires (2)

  • UN TSUNAMI... QUI PEUT TOUT EMPORTER !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 36, le 23 juin 2015

  • "Yâ ilâhi, haïda el Soûry" ! Pour ce qui est d'1 réconciliation avec la Syrie, il faut dire Oui même si on se sépare de certains de nos meilleurs amis. Certes, dans les considérations des adversaires de cette réconciliation il y a matière à réflexion. Celles-ci sont excellemment défendues quoique sur 1 ton 1 peu vif, voire comminatoire. Les partisans de cette thèse seront sans nul doute bardés pour la polémique. Pour ce qui est des adversaires, il n'est pas exclu qu’ils soient ébranlés. "Yâ ïléééhé(h), haïdaSSouré(h)" ! C'est du dialecte libanais pur jus, et c'est le cri d'épouvante qui s'élève parmi eux chaque fois que la menace d'1 déferlement syrien se précise à nouveau. Même les + tolérants parmi eux se permettent d'en faire des Malsains. C'est à se demander quel genre de Syriens ils avaient bien pu fréquenter. Ainsi, en moyenne, on désigne comme Malsain tout ce qui est effrayant ou bääSSiste kifkif, même si l’on prend des précautions oratoires. Que certains raisonnements pareils ne sentent pas très bon, et qu'1 salmigondis de Libanais dissimulent leur chauvinisme sous des argumentations pareilles et que dans les gros bataillons du Non à la réconciliation on ne peut s’empêcher de déceler des relents certes aussi détestables : Dans tous les cas, tout ceci n’est que tout à fait compréhensible et humain, après tout le Mal que certains Syriens Malsains ont fait aux Libanais Sains ! Mais certainement pas aux autres Libanais(h) Malsains qui, eux, avaient entièrement Collaboré.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    06 h 46, le 23 juin 2015

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