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Moyen Orient et Monde

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Réforme électorale : le Parlement de Hong Kong défie Pékin.

Réforme électorale : le Parlement de Hong Kong défie Pékin

Les députés prodémocratie de Hong Kong ont fait échec hier à un projet controversé de réforme électorale, un acte spectaculaire de défiance à l'égard de Pékin, qui avait mis en garde contre la menace de « chaos » si le texte était rejeté.
Pas une voix n'a manqué au camp prodémocratie pour dire non à ce texte fixant les modalités de l'élection en 2017 du chef de l'exécutif de l'ancienne colonie britannique, revenue dans le giron de la Chine en 1997. « Le message que nous envoyons au gouvernement central du peuple (le gouvernement chinois) et au gouvernement de Hong Kong est que les Hongkongais n'acceptent pas la parodie de démocratie », a déclaré le président du Civic Party, Alan Leong.
« Ce résultat ne nous satisfait pas », a promptement réagi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang. La Chine veut « poursuivre le développement démocratique de Hong Kong » dans l'intérêt de sa stabilité et de sa prospérité, a-t-il ajouté. La vice-chef de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, s'est de son côté déclarée « triste et déçue ». À l'extérieur du Parlement, une centaine de militants prodémocratie ont accueilli la victoire du « non » par des cris de joie. « Je suis supercontent ! » s'est exclamé Ken Tsang, un informaticien de 30 ans, en fustigeant un texte « non démocratique » fait « pour ceux qui sont déjà au pouvoir ».
La réforme, présentée par le gouvernement chinois en août dernier et soutenue par l'exécutif de Hong Kong, prévoit l'élection au suffrage universel du prochain chef de l'exécutif de l'ancienne colonie britannique mais seuls les candidats adoubés par Pékin peuvent se présenter. Les opposants à la réforme demandent une véritable élection démocratique, conformément à la promesse de Pékin lors de la rétrocession du territoire à la Chine en 1997. Bobby Yip/Reuters

Le Blanc meurtrier de neuf Noirs dans une église de Charleston appréhendé

Dylann Roof, le jeune homme blanc de 21 ans auteur du meurtre, à caractère raciste, de neuf personnes mercredi dans une église de la communauté noire en Caroline du Sud, dans le sud des États-Unis, a été arrêté hier. L'homme, suspecté d'avoir commis l'une des pires tueries motivées par la haine raciale depuis des années aux États-Unis, a été appréhendé à Shelby, en Caroline du Nord, en fin de matinée, a annoncé le chef de la police de Charleston, Gregory Mullen. C'est dans cette ville de Caroline du Sud qu'a eu lieu la fusillade sanglante dans l'église. Les victimes sont trois hommes et six femmes, dont le pasteur de la paroisse, Clementa Pinckney, grande figure de la communauté noire locale et élue démocrate du Sénat de l'État. Les cheveux coupés au bol, Dylann Roof apparaît sur son profil Facebook vêtu d'un blouson noir sur lequel sont accrochés l'ancien drapeau de l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid, symbole du régime ségrégationniste, ainsi que celui de l'ex-Rhodésie (devenue Zimbabwe). Ces deux régimes sont très admirés aux États-Unis par les suprémacistes, qui promeuvent la suprématie des Blancs. Le tueur présumé a déjà eu affaire à deux reprises à la police, pour trafic de drogue notamment. La police fédérale (FBI) et d'autres agences fédérales sont déjà impliquées dans l'enquête.
Photo comté de Berkeley (État de Caroline du Sud)/AFP

« Waterloo, la folie et la grandeur. L'horreur et le génie. La tragédie et puis l'espoir »

Deux cents ans après s'être entre-tués dans une effroyable boucherie sur le champ de bataille, les Européens se sont retrouvés hier à Waterloo, près de Bruxelles, cette fois dans le but d'afficher leur unité même si la France et l'Allemagne n'ont pas dépêché leurs dirigeants. « Waterloo, la folie et la grandeur. L'horreur et le génie. La tragédie et puis l'espoir », a déclaré lors d'une cérémonie officielle le Premier ministre belge, Charles Michel. La cérémonie s'est déroulée sous un ciel chargé au pied de la célèbre « butte du lion », érigée sur le champ de bataille, à l'heure exacte où Napoléon a lancé, il y a deux cents ans, les hostilités contre les armées anglo-hollandaises du duc de Wellington. Edward, duc de Kent et cousin d'Élizabeth II représentait la reine d'Angleterre, et le commissaire Frans Timmermans, l'Union européenne. Étaient également présents le roi des Pays-Bas, Willem-Alexander, dont l'ancêtre, le prince d'Orange, a été blessé à Waterloo, Arthur Wellesley, fils du 9e duc de Wellington, le prince Nikolaus Blücher von Wahlstatt, dont l'aïeul commandait les troupes prussiennes, et le prince Jean-Christophe Napoléon Bonaparte, actuel prétendant au titre impérial, ainsi que le roi des Belges, Philippe. Hier soir, un spectacle sons et lumières, inspiré du poème L'expiation de Victor Hugo, a été organisé. La bataille de Waterloo s'est déroulée après le retour de Napoléon, déclaré hors la loi par les puissances continentales au Congrès de Vienne, de son exil sur l'île d'Elbe, au printemps 1815. Reconstituée en quelques semaines, l'armée française comptait lors de la campagne de Belgique plus de 93 000 hommes. Pendant une dizaine d'heures, elle a fait face aux forces alliées (britanniques, allemandes, belgo-hollandaises) de Wellington et prussiennes du maréchal Blücher, qui comptaient environ 125 000 hommes au total. Longtemps indécise, la bataille s'est achevée par la victoire des coalisés et la fuite à Paris de Napoléon. L'empereur abdiquera le 22 juin et mourra prisonnier des Anglais le 5 mai 1821 à Sainte-Hélène. John Thys/AFP

Réforme électorale : le Parlement de Hong Kong défie Pékin
Les députés prodémocratie de Hong Kong ont fait échec hier à un projet controversé de réforme électorale, un acte spectaculaire de défiance à l'égard de Pékin, qui avait mis en garde contre la menace de « chaos » si le texte était rejeté.Pas une voix n'a manqué au camp prodémocratie pour dire non à ce texte fixant les modalités de l'élection en 2017 du chef de l'exécutif de l'ancienne colonie britannique, revenue dans le giron de la Chine en 1997. « Le message que nous envoyons au gouvernement central du peuple (le gouvernement chinois) et au gouvernement de Hong Kong est que les Hongkongais n'acceptent pas la parodie de démocratie », a déclaré le président du Civic Party, Alan Leong.« Ce résultat ne nous satisfait pas », a promptement...
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