Pour la première fois depuis le début de la finale 2015, Stephen Curry a justifié son statut de meilleur joueur de la saison et Golden State a assommé Cleveland (104-91) dimanche soir, peut-être définitivement.
Les Warriors mènent désormais trois victoires à deux et n'ont plus besoin que d'un succès pour décrocher le 4e titre NBA de leur histoire, le premier depuis 1975.
Avec ses 37 points, Curry est encore resté dans l'ombre de LeBron James qui a, lui, inscrit 40 points et réussi son deuxième triple-double (40 points, 14 rebonds, 11 passes) de cette finale, le 6e de sa carrière à ce stade de la compétition. Mais « King James » a beau livrer sans doute la plus belle finale de sa ca+rrière et accumuler les records avec notamment son huitième match avec plus de 30 points, 10 rebonds et 10 passes, ce qui le place à égalité avec Oscar Robertson, il pourrait repartir les mains vides, et ce peut-être dès ce soir à l'issue du match n° 6 à Cleveland.
Le match n° 5 a encore illustré la fragilité du collectif des « Cavs » et leur extrême dépendance à leur star.
Les Cavaliers ont fait jeu égal avec les Warriors pendant 44 minutes, mais lorsque Curry a retrouvé son insolente adresse pour inscrire 17 points dans les 12 dernières minutes, Cleveland n'a pu que constater les dégâts. Si J.R. Smith l'a épaulé efficacement pendant les deux premières périodes avec ses 14 points, LeBron James s'est retrouvé bien seul en fin de match. Il a réussi à maintenir ses Cavaliers à flot avec des tirs primés improbables, avant de céder physiquement et mentalement, écœuré par le festival de Curry.
Mais les Warriors, meilleure équipe de la saison régulière et grands favoris de cette finale, restent prudents.
« On a confiance, mais on ne s'emballe pas (...) », a dit Curry. Car LeBron James a une autre idée en tête, même si son équipe est dos au mur : le double champion NBA s'est déjà retrouvé dans cette situation en 2013, contre San Antonio, et il avait conduit Miami au titre.
(Source : AFP)

