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Liban - Disparition

Le général Abou Dargham, « père » des commandos de l’armée, n’est plus

Le Liban a perdu vendredi l'un des piliers de son institution militaire, en la personne de l'ancien général Mahmoud Tay Abou Dargham, le « père » des commandos de l'armée.
Né à Kfarhim en 1927, le général Abou Dargham s'était enrôlé en 1950 dans l'armée en tant qu'élève-officier. En 1966, le commandant en chef de l'armée, le général Émile Boustany, avait fait appel à lui pour fonder l'unité des commandos de l'armée. Le capitaine Abou Dargham avait recruté à l'époque 250 soldats à cette fin, placés sous la responsabilité d'officiers instructeurs formés en Égypte. Seuls 65 des 250 soldats étaient parvenus au bout du processus de formation. Une autre formation avait été aussitôt menée, permettant d'augmenter l'effectif de la force d'élite à 150 soldats.
Promu au grade de général en 1980 et de général de division en 1984, il avait été nommé chef d'état-major de l'armée en novembre 1984, poste qu'il occupera jusqu'en 1990.
En 1983, il avait échappé à un attentat à la voiture piégée à Beyrouth.
Le 22 septembre 1989, date de l'expiration du mandat du président Amine Gemayel, il est nommé ministre des Travaux publics, du Transport, du Tourisme et du Travail au sein du cabinet militaire de transition présidé par le commandant en chef de l'armée, le général Michel Aoun. À l'annonce de la formation du cabinet – qui est en fait formé des membres du Conseil militaire –, il présente cependant sa démission, avec les deux autres généraux sunnite et chiite, Nabil Koraytem et Loutfi Jaber. Le général Aoun avait alors accusé Damas d'avoir fait pression sur les trois ministres pour les pousser à démissionner. « Ils ont beaucoup de problèmes, car ils ne sont pas tout à fait libres de leurs décisions. Ils vivent des circonstances particulières », avait affirmé le général Aoun au sujet de cette démission.
Après sa retraite, le général Abou Dargham avait pris la tête de la Ligue des anciens combattants de l'armée.
Il est entre autres détenteur de la médaille d'argent du Mérite libanais et de la décoration nationale du Cèdre, grade de chevalier, de la médaille de guerre, de l'ordre du Mérite libanais d'argent à palmes.

L'hommage de Joumblatt
Le chef du Rassemblement démocratique, le député Walid Joumblatt, a rendu un vibrant hommage sur son compte Twitter au général Abou Dargham, le qualifiant de « pilier de l'institution militaire » et « d'homme exceptionnel ».
« C'était un officier exceptionnel », a indiqué M. Joumblatt, mettant l'accent sur l'expertise de l'homme, son sens du service et sa fidélité envers le Liban et la troupe. « Il a toujours cru en l'indépendance du Liban, loin des axes politiques », a-t-il souligné. « Lorsque la guerre a commencé, il a tenté de défendre l'institution pour éviter sa dislocation, mais les événements nous dépassaient à tous. Aussi a-t-il préféré se retirer et ne pas s'asservir à une faction politique quelconque », a poursuivi Walid Joumblatt, rappelant que le général Abou Dargham se caractérisait par sa modestie et sa grande culture et son goût immodéré pour la lecture. « Si j'ai un conseil à donner aux nouveaux officiers, c'est celui de suivre l'exemple du général Abou Dargham, tant sur le plan militaire que personnel », a-t-il conclu.

Le Liban a perdu vendredi l'un des piliers de son institution militaire, en la personne de l'ancien général Mahmoud Tay Abou Dargham, le « père » des commandos de l'armée.Né à Kfarhim en 1927, le général Abou Dargham s'était enrôlé en 1950 dans l'armée en tant qu'élève-officier. En 1966, le commandant en chef de l'armée, le général Émile Boustany, avait fait appel à lui pour fonder l'unité des commandos de l'armée. Le capitaine Abou Dargham avait recruté à l'époque 250 soldats à cette fin, placés sous la responsabilité d'officiers instructeurs formés en Égypte. Seuls 65 des 250 soldats étaient parvenus au bout du processus de formation. Une autre formation avait été aussitôt menée, permettant d'augmenter l'effectif de la force d'élite à 150 soldats.Promu au grade de général en 1980 et de...
commentaires (1)

Allah Allah ya dini. Honneur et gloire à celui qui retourne sa veste 180°. Lorsque le général Mahmoud Tay Abou-Dargham avait démissionné du gouvernement monocolore de Michel Aoun, celui-ci avait accusé Damas d'avoir fait pression sur lui etc... Maintenant, où est ce même Aoun vis-à-vis de Damas ?

Annie

17 h 38, le 15 juin 2015

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Commentaires (1)

  • Allah Allah ya dini. Honneur et gloire à celui qui retourne sa veste 180°. Lorsque le général Mahmoud Tay Abou-Dargham avait démissionné du gouvernement monocolore de Michel Aoun, celui-ci avait accusé Damas d'avoir fait pression sur lui etc... Maintenant, où est ce même Aoun vis-à-vis de Damas ?

    Annie

    17 h 38, le 15 juin 2015

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