Intraduisible. Démon de midi ? De minuit ? Midlife crisis ? « Jahal », ou tout simplement crise d'adolescence à retardement. Cet instant où tout bascule. À 35, à 40, à 50 ans ou à 60. Quand on fait un bilan. Quand on se demande si on est heureux. En couple, ou pas. En famille, ou pas. Au boulot, ou pas. Bref, si on n'est pas heureux tout court. Jehlen(é). En quête de sensations fortes. Sexuelles, nocturnes, alcooliques, vestimentaires. Comme si l'envie de continuer à vivre comme quand on était jeune était un défaut. Comme si une sexagénaire maquillée et pomponnée voulant ressembler à sa fille était une garce. Comme si un quinqua, le poitrail exhibé et chaîne en or qui brille au volant d'une décapotable n'était qu'un adolescent à la chevelure sel et poivre. On a le droit de vouloir s'amuser encore et toujours. On a le droit, quel que soit notre âge, d'aller danser, faire la fête et rentrer tipsy à la maison. On a le droit de continuer à vivre comme avant, ou de découvrir ces plaisirs de la vie avec quelques années de retard. Avec quelques décennies de retard. Pourquoi pas ? Pourquoi ne pas boire la vie jusqu'à la lie. On ne vit qu'une fois pour passer nos années terrestres à s'emmerder.
Les crises ne se font pas qu'au milieu d'une vie.
Les hommes sont généralement tout le temps en crise. À 20 ans, ils veulent tout expérimenter. À 30, ils veulent aller plus loin. À 40, ils veulent continuer à dépasser leurs frontières. À 50 ans, ils veulent à nouveau avoir 20 ans. À 60, idem. Les femmes sont aujourd'hui perpétuellement en recherche d'elles-mêmes. À 20 ans, elles désirent tout expérimenter. À 30 ans, elles veulent se caser. À 40, elles le regrettent souvent. À 50, elles en ont 40 à nouveau. À 60, idem. Et tous deux sont en éternelle séduction. Pour se sentir vivre. Que ce soit en arpentant les bars de la ville ou en se perdant dans des corps plus jeunes. Ces corps qui créent cette agréable illusion de rajeunir. Valérie Lemercier a déclaré : « L'important n'est pas d'être jeune dans sa tête, mais d'avoir un jeune dans son corps. » Elle a épousé un homme de 15 ans son cadet. Elle a bien fait. Ni cougar, ni déviante, elle a compris le concept. Et elle ne l'a pas inventé. Des Mrs Robinson, il y en a eu des milliers avant elle. Des Kevin Spacey, alias Lester Burnham dans American Beauty, avides de Lolita en fleurs, aussi.
Évidemment, on critique encore plus les jehlénines quand ce sont des gens mariés. Adultère ? Débauche ? Beuveries ? Soirées enfumées ? Envies de dancefloors et d'ailleurs ? Et alors ? L'envie et le besoin de se sentir vivants sont-ils une tare ? (Re)sentir est une nécessité. Quels que soient les moyens. Et ils ne sont pas forcément et uniquement à caractère sexuel. On peut casser la routine avec son conjoint. S'essayer à de nouvelles expériences. Entretenir la flamme en faisant n'importe quel projet. À deux. À trois. Seul. Garder son indépendance, son individualité, depuis day one. Sans culpabiliser à cause d'une soirée entre copines, d'un voyage entre potes. Continuer à sortir seul(e) sans rendre de comptes, sans écouter les commérages.
Se faire plaisir n'est pas obligatoirement une partie de jambes en l'air et quand bien même, il n'y a pas mort d'homme. Ni de femme. Mais là n'est pas le sujet. C'est l'envie de la vivre à fond cette putain de vie qui ne s'offre qu'une fois, sans rehearsal. Trois gin basil, deux semaines à NY, une minijupe ne feront pas d'une femme une mère indigne. Un ride off road, un massage avec gâterie finale, un look hipster propre sur lui ne feront pas d'un mec un mauvais mari. Alors jahal pour jahal, autant que ce soit dans la continuité. Celle de notre adolescence. En ne changeant pas d'un iota ce qu'on était à 18 ans. Enjoy. And cheers.


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Un petit coucou d'un vieux Jehlein....l'amour ne dure que 3 ans comme dirait l'autre...l'endorphine se tarit...et pour relancer la pompe..il faut passer a autre chose ....et tous les regrets du monde ne servent plus a rien..alors vive la vie...et adieu la vie pepere....mwahh..
17 h 14, le 13 juin 2015