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Liban - Libertés

La Femed exhorte Salam à mettre un terme aux poursuites engagées contre deux défenseurs des droits de l’homme

La Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (Femed) a adressé hier une lettre au nom de sa présidente, Nassera Dutour, au Premier ministre Tammam Salam dans laquelle elle lui a rappelé les poursuites judiciaires pour « diffamation » intentées à l'encontre de Marie Daunay et Wadih al-Asmar, respectivement présidente et secrétaire général du Centre libanais des droits humains (CLDH). Cette plainte faisant suite à la publication le 10 février 2011 d'un rapport intitulé Détention arbitraire et torture au Liban : l'amère réalité. La Femed a dénoncé le fait que ce procès n'ait pas abouti à un non-lieu dès la première audience publique tenue le 17 mars dernier devant le tribunal des publications de Baabda.
La Femed rappelle de même à M. Salam que le chapitre II du titre I de la Constitution libanaise sur « les droits et devoirs des Libanais » énonce en ses articles 7 à 15 l'obligation qu'a l'État de protéger un certain nombre des droits fondamentaux du citoyen et de libertés publiques, parmi lesquels la liberté de réunion et d'association...
« Le CLDH n' a fait que dénoncer des pratiques abusives dans sa publication du 10 février 2011, conformément aux droits et libertés fondamentaux que lui offrent la législation libanaise et le droit international », reprend le communiqué.
Selon la Femed, les traités internationaux auxquels le Liban est lié constituent une part importante de ses obligations internationales en ce sens qu'ils ont primauté sur les lois internes et doivent obligatoirement être appliqués par les tribunaux conformément à l'article 2 du code de procédure civile libanais.
La Femed a exhorté enfin le Premier ministre à bien vouloir mettre un terme aux poursuites intentées contre les deux défenseurs des droits de l'homme dans l'exercice de leurs missions, à reconnaître publiquement que la publication du 10 février 2011 du CLDH n'a rien de « diffamatoire » et à prendre en conséquence les mesures appropriées, afin de garantir, en toutes circonstances, la sécurité et l'intégrité physiques et psychologiques de tous les membres du CLDH et des autres défenseurs des droits de l'homme au Liban.

La Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (Femed) a adressé hier une lettre au nom de sa présidente, Nassera Dutour, au Premier ministre Tammam Salam dans laquelle elle lui a rappelé les poursuites judiciaires pour « diffamation » intentées à l'encontre de Marie Daunay et Wadih al-Asmar, respectivement présidente et secrétaire général du Centre libanais des droits humains (CLDH). Cette plainte faisant suite à la publication le 10 février 2011 d'un rapport intitulé Détention arbitraire et torture au Liban : l'amère réalité. La Femed a dénoncé le fait que ce procès n'ait pas abouti à un non-lieu dès la première audience publique tenue le 17 mars dernier devant le tribunal des publications de Baabda.La Femed rappelle de même à M. Salam que le chapitre II du titre I de la...
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