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Le Conseil de l'Europe veut prévenir la radicalisation des détenus

Chefs de pénitenciers et responsables de la justice des 47 pays membres du Conseil de l'Europe étaient réunis mercredi à Bucarest pour chercher des solutions visant à prévenir la radicalisation jihadiste en prison.

Les services pénitentiaires font face aujourd'hui à un problème "de la plus haute importance: la prévention de l'extrémisme violent et de la radicalisation des détenus, qui peuvent conduire au terrorisme", a déclaré Philippe Boillat, directeur général en charge des droits de l'Homme et l'Etat de droit au sein du Conseil. Dans ses propos transmis à l'AFP, il a cité le cas d'Amédy Coulibaly, le jihadiste qui avait tué une policière municipale et quatre otages juifs dans un supermarché lors des attentats de janvier à Paris, soulignant "la difficulté à déceler les intentions d'une personne", alors que "les extrémistes les plus dangereux ont appris à dissimuler leurs convictions et intentions".

Appelant à renforcer la coopération et le cadre juridique contre le terrorisme et l'extrémisme, il s'est demandé s'il fallait "rendre publiques les meilleures pratiques, au risque de permettre aux personnes radicalisées d'adapter leur comportement de façon à ne pas être repérées". Le représentant du Conseil de l'Europe a souligné l'importance de respecter les droits de l'Homme, évoquant le rôle crucial des services pénitentiaires dans les démarches visant la "déradicalisation de ceux qui ont pris part à des activités terroristes (...) et leur réinsertion dans la société".

Les participants à la réunion de Bucarest qui s'achève jeudi travailleront sur un projet de "lignes directrices" définissant le rôle des services pénitentiaires dans la lutte contre la radicalisation et l'extrémisme violent, qui devrait être soumis au Comité des ministres en décembre.

Chefs de pénitenciers et responsables de la justice des 47 pays membres du Conseil de l'Europe étaient réunis mercredi à Bucarest pour chercher des solutions visant à prévenir la radicalisation jihadiste en prison.
Les services pénitentiaires font face aujourd'hui à un problème "de la plus haute importance: la prévention de l'extrémisme violent et de la radicalisation des détenus, qui peuvent conduire au terrorisme", a déclaré Philippe Boillat, directeur général en charge des droits de l'Homme et l'Etat de droit au sein du Conseil. Dans ses propos transmis à l'AFP, il a cité le cas d'Amédy Coulibaly, le jihadiste qui avait tué une policière municipale et quatre otages juifs dans un supermarché lors des attentats de janvier à Paris, soulignant "la difficulté à déceler les intentions d'une personne", alors que...