Les millions d'étrangers travaillant dans les monarchies pétrolières du Golfe ont envoyé 100 milliards de dollars en 2014 dans leurs pays d'origine, soit deux fois plus qu'en 2010, selon une étude économique publiée hier.
Quelque 25 millions d'expatriés vivent dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) – Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite et Émirats arabes unis –, soit l'équivalent de la population locale. Les sommes qu'ils envoient vers leurs pays d'origine sont en hausse constante, a souligné le directeur de la recherche économique au Centre koweïtien des finances (Markaz), Raghu Mandagoathur, dans ce rapport de l'institut CFA. L'argent envoyé représente 6,2 % du PIB combiné des six pays du CCG, selon la même source. À titre de comparaison, les étrangers aux États-Unis et en Grande-Bretagne envoient respectivement chez eux l'équivalent de 0,7 % et 0,8 % du PIB de ces pays.
L'Arabie saoudite arrive en tête avec 44 milliards de dollars envoyés par les 10 millions d'étrangers qui y résident. Elle est suivie par les Émirats (29 milliards de dollars), le Koweït (12 milliards) et le Qatar (9,5 milliards), tandis que les transferts sont bien moindres depuis Oman et Bahreïn.
La majorité des expatriés dans le Golfe sont originaires d'Inde, d'Égypte, des Philippines, du Bangladesh, du Pakistan, d'Indonésie, du Sri Lanka ou encore du Yémen.
L'étude explique le très haut niveau d'envoi d'argent depuis le Golfe par le fait que les pays du CCG imposent des restrictions fortes sur ce que les expatriés – qui n'ont aucun espoir d'obtenir la nationalité de ces pays – peuvent y posséder ou investir.
(Source : AFP)
Économie - Capitaux
Les remises des expatriés dans le Golfe dépassent les 100 milliards de dollars
OLJ / le 10 juin 2015 à 00h37

