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Moyen Orient et Monde

La coalition frappe l’EI au bénéfice des rebelles et d’el-Qaëda

Syrie

L'armée syrienne a repoussé les jihadistes de l'EI des abords de Hassaké.

OLJ
08/06/2015

La coalition dirigée par les États-Unis a mené des frappes contre le groupe État islamique (EI) dans le nord de la Syrie, intervenant pour la première fois dans une bataille entre les jihadistes et leurs rivaux rebelles, dont el-Qaëda.
Hier, « un avion de la coalition a lancé quatre frappes contre des positions de l'EI à Sourane », dans une région où EI et rebelles s'affrontent depuis une dizaine de jours. « C'est la première fois que la coalition apporte une aide aérienne à des groupes non kurdes dans leur combat contre l'EI en Syrie », a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
L'EI veut capturer la petite ville de Aazaz, près d'un important passage de provisions des rebelles à partir de la Turquie. « Les frappes, qui ont fait huit morts dont un chef dans les rangs de l'EI, peuvent être considérées comme un soutien aux rebelles, même si ces derniers incluent le Front al-Nosra, la branche syrienne d'el-Qaëda », relève M. Abdel Rahmane. D'après lui, « cela peut être vu comme un soutien indirect à el-Qaëda », alors qu'al-Nosra est classé comme une « organisation terroriste » par Washington et a été visé à plusieurs reprises par la coalition. Malgré cela, « les États-Unis auraient pris une décision d'empêcher l'EI de parvenir à Aazaz ».

Déterminé
« Washington semble réellement déterminé à empêcher l'avancée de l'EI à Alep au détriment des rebelles », note également Thomas Pierret, spécialiste de l'islam contemporain à l'Université d'Édimbourg. Dans la province d'Alep, « al-Nosra ne constitue qu'une petite partie des forces rebelles qui combattent l'EI » et qui comprennent entre autres l'Armée syrienne libre (ASL), soit la rébellion dite modérée, et appuyée par Riyad et Washington, selon lui. « Ce sont ces interlocuteurs que les États-Unis souhaitent aider, pas al-Nosra », ajoute l'analyste, en estimant que les Américains font preuve de « pragmatisme ».
Sur Twitter, les sympathisants de l'EI ont exprimé leur fureur après les raids, accusant les rebelles d'être les « espions de l'Amérique » et de collaborer avec « la coalition croisée ». De son côté, le régime a annoncé hier également des raids de son aviation dans le nord d'Alep contre des « terroristes », sans préciser s'il s'agissait de l'EI ou des rebelles.

Hassaké
Sur un autre front du conflit, dans le Nord-Est, l'armée syrienne a repoussé les jihadistes de l'EI des abords de Hassaké, chef-lieu de la province éponyme que le groupe tente de capturer depuis le 30 mai, selon le régime et l'OSDH. L'agence officielle syrienne Sana a annoncé la reprise par l'armée de plusieurs positions capturées par l'EI ces derniers jours, notamment une station d'électricité et une prison qui est en réalité une position militaire. « L'EI, qui se trouvait depuis jeudi à l'entrée sud de la ville, a été obligé de se retirer de deux kilomètres après de violents combats avec les forces du régime », a rapporté l'OSDH. Parallèlement, et après s'être tenues à l'écart de la bataille, les forces kurdes sont engagées depuis samedi soir dans des combats contre le groupe extrémiste mais à la périphérie de leurs quartiers, du côté ouest. « L'implication des Kurdes intervient après des critiques de dignitaires de la ville », précise M. Abdel Rahmane. L'inaction des Kurdes leur avait également attiré des critiques d'un journal proche du régime, al-Watan. Les combats ont fait au moins 119 morts : 71 soldats et miliciens loyalistes, et 48 combattants de l'EI dont 11 kamikazes. Une éventuelle chute de Hassaké donnerait à l'EI le contrôle d'une seconde capitale provinciale après Raqqa, son bastion.
En Irak, l'EI a revendiqué un attentat à la voiture piégée qui a fait au moins quinze morts et 37 blessés en visant des restaurants d'une ville au nord de Bagdad, selon des sources locales et policières. Et dans le nord du pays, les forces gouvernementales regagnaient du terrain face au groupe extrémiste dans la ville de Baïji, qu'elles tentent de reconquérir pour la seconde fois.
(Source : AFP)

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ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Et non pas d'Assad ? !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DANS CE JEU PERVERTI... ILS NE SAVENT PLUS Où PLACER LEURS PIONS...

Pierre Hadjigeorgiou

En Bref, les occidentaux sont content de voir tous les fous furieux de l'islam s’entre-tuer et garder un certain équilibre sur le terrain jusqu’à ce que la branche Syrienne dite modérée soit prête a prendre la relève au moment opportun. Ils l'ont fait avec les Kurdes et a présent semble vouloir le faire avec l'ASL. Il faut noter que Nosra ne représente pas grand chose au sein de de cette faction rebelle, mais elle fait plus de bruit que tous les autres a des fins marketing. Un peu comme notre général Tapioca. L'important est de les voir s'exterminer et nous laisser tranquille. De tous les articles, les analyses nous conduisent a déduire que le régime est moribond, que la Syrie sera divisée et que soit Damas soit Alep tombera. Une chose est sure, le conflit est encore long...

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