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Liban - Environnement

L’échec du dernier plan de gestion des déchets disséqué au cours d’une table ronde

« Il n'existe pas de tentatives sérieuses de trouver une alternative à la décharge de Naamé », estime un expert.

Examiné au cours d'une table ronde, mercredi à l'Université La Sagesse, le dernier en date des plans de gestion des déchets adopté en Conseil des ministres, en janvier dernier, après des tractations interminables, s'est révélé aux yeux de tous « indéfendable ». Représentants de ministres et d'institutions officielles, hommes politiques, industriels, experts et écologistes ont été unanimes à le discréditer.
Ce plan national était fondé sur une division du Liban en six régions, devant être gérées par des sociétés privées qui auraient auparavant remporté un appel d'offres lancé par le gouvernement. Son échec s'est matérialisé par le nombre très réduit d'offres de sociétés privées, et notamment leur absence dans le cas de Beyrouth et de ses banlieues.
Le plan a été critiqué par tous, notamment au niveau de ce que beaucoup d'intervenants ont appelé « le partage du gâteau » politique.
L'ancien ministre Salim Sayegh a rappelé avoir attiré l'attention des responsables sur la difficulté de fonder l'appel d'offres sur le cahier des charges adopté. Il a estimé qu'il est très important que l'approche du problème reste celle de l'intérêt public, appelant à préférer les modifications profondes dans les concepts plutôt que les améliorations à petite échelle.
Bassam Sabbagh, qui représentait le ministre de l'Environnement, a repris cette idée en estimant que « la situation au Liban nécessite un bouleversement total plutôt que de simples modifications ». Il a déploré notamment que les cabinets successifs soient prompts à s'attribuer les succès et à rejeter les échecs sur les cabinets qui leur succèdent. Il a souligné que la décision finale, en matière de gestion des déchets, ne revient pas au ministère de l'Environnement, mais au Conseil des ministres.
Pour Pierre Issa, qui représentait le ministère d'État pour la Réforme administrative, la politique d'entente qui prévaut au Liban freine beaucoup de dossiers, dont celui des déchets. « La bonne solution est connue des techniciens comme des hommes politiques, mais la décision politique n'est pas au rendez-vous », a-t-il dit, prônant « la prudence dans la prise de décision ».

Les écologistes
De son côté, Paul Abi Rached, président du Mouvement écologique libanais (Lem), a déploré une politique qui « noie les municipalités sous les dettes pour ensuite payer la société privée chargée de la gestion des déchets ». Il a affirmé que « le problème des déchets n'est pas difficile à résoudre » et fustigé la politique vénale de partage du gâteau qui empêche d'adopter les bonnes solutions.
Enfin, avec une franchise sans détour, l'expert Mazen Abboud a estimé que « celui qui a mis au point ce plan ne connaît pas son dossier, ou alors il essaie tout simplement de gagner du temps et d'en reculer l'échéance jusqu'à la formation du prochain gouvernement, soit pour masquer une incapacité quelconque, soit par complicité ». « Il n'existe pas de tentatives sérieuses de trouver une alternative à la décharge de Naamé », a-t-il martelé.

Examiné au cours d'une table ronde, mercredi à l'Université La Sagesse, le dernier en date des plans de gestion des déchets adopté en Conseil des ministres, en janvier dernier, après des tractations interminables, s'est révélé aux yeux de tous « indéfendable ». Représentants de ministres et d'institutions officielles, hommes politiques, industriels, experts et écologistes ont été unanimes à le discréditer.Ce plan national était fondé sur une division du Liban en six régions, devant être gérées par des sociétés privées qui auraient auparavant remporté un appel d'offres lancé par le gouvernement. Son échec s'est matérialisé par le nombre très réduit d'offres de sociétés privées, et notamment leur absence dans le cas de Beyrouth et de ses banlieues.Le plan a été critiqué par tous, notamment au...
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