La Tchèque Lucie Safavora, 13e mondiale, a dominé la Serbe Ana Ivanovic, 7e, en deux manches (7-5, 7-5) pour accéder hier à sa première finale en grand chelem, à Roland-Garros, où elle sera opposée à Serena Williams. Dominique Faget/AFP
La Tchèque Lucie Safarova a réalisé un rêve à 28 ans en se qualifiant hier pour la première fois pour la finale d'un tournoi du grand chelem, à Roland-Garros, après son succès contre la Serbe Ana Ivanovic. Elle affrontera demain l'Américaine Serena Williams, vainqueur un peu plus tard de la Suissesse Timea Bacsinszky en trois sets.
« C'est un rêve qui devient réalité, j'ai encore du mal à y croire », a réagi la 13e mondiale après sa victoire poussive (7-5, 7-5) en 1h52 dans un match où la crispation a pris le pas sur la qualité de jeu. Tout n'a pas été parfait contre Ivanovic, qui retrouvait les demi-finales sept ans après son sacre parisien.
Mais la Tchèque, menée 3-0, puis 5-2 dans le premier set, s'est montrée plus opportuniste et solide psychologiquement pour renverser la situation dans le premier set. Une fois l'occasion manquée, Ivanovic a vu les jeux défiler. Elle s'est reprise au début du second acte où elle a failli faire craquer Safarova sur son service. Mais la Tchèque a tenu bon (1-1) et a ensuite profité de la fébrilité de la Serbe pour faire le break. Au moment de servir pour le match, à 5-4, elle a toutefois raté une balle de match et relancé au plus mauvais moment Ivanovic, enfin parvenue à concrétiser une deuxième balle de break (sur 10 au total). Mais la Serbe, malgré les encouragements de son compagnon, le footballeur allemand Bastian Schweinsteiger, a été incapable de confirmer.
Safarova a repris les commandes et a mis fin au suspense sur sa troisième balle de match avant de se laisser tomber en arrière sur la terre battue du court central. Elle devient la première joueuse tchèque à se hisser en finale à Roland-Garros depuis le sacre de la Tchécoslovaque Hana Mandlikova en 1981. Mais sur le court central, demain, la tâche ne sera pas aisée face à l'incroyable Serena Williams. La n° 1 mondiale a encore une fois fait la démonstration de ses qualités de battante pour se sortir en trois sets, 4-6, 6-3, 6-0, d'un match mal engagé contre la Suissesse Timea Bacsinszky (n° 24). Déjà sacrée deux fois à Paris (2002, 2013), l'Américaine disputera sa 24e finale d'un tournoi du grand chelem. Elle cherchera à obtenir son 20e titre, ce qui la rapprocherait du record de l'Allemande Steffi Graf (22) pour l'ère Open (depuis 1968).

