Le Pr Roland Tomb, doyen de la faculté de médecine de l’USJ.
Après le succès considérable de sa première édition, la faculté de médecine de l'Université Saint-Joseph a consacré cette année la 2e édition de son événement-phare « Printemps de la faculté de médecine » à l'éthique médicale et à la bioéthique. Le congrès s'est tenu sur le campus de l'innovation et du sport en partenariat avec le « Centre universitaire d'éthique » de l'USJ, dirigé par le R.P. Michel Scheuer, et avec le Comité consultatif national libanais d'éthique (CCNLE), ainsi qu'avec la participation des rapporteurs et de membres du Comité international de bioéthique (CIB) et du Comité intergouvernemental de bioéthique (CIGB) de l'Unesco, à Paris.
Une vingtaine de grands noms de la bioéthique, venus de France, de Belgique, de Pologne, de Tunisie et du Maroc, ont animé les débats auxquels ont pris part plus de 600 participants : une première au Liban pour un colloque de bioéthique. La conférence inaugurale, intitulée « De l'éthique médicale à l'éthique humanitaire », a été donnée par le Pr Jean-François Mattéi, ancien ministre de la Santé en France, président honoraire de la Croix-Rouge française, membre de l'Académie de médecine.
Médecins, médecins en formation, infirmières, sages-femmes, cadres de santé, paramédicaux, juristes, religieux, étudiants de toutes les disciplines ont suivi attentivement un événement conduit par le Pr Roland Tomb, doyen de la faculté de médecine, en présence du Pr Salim Daccache, s.j., recteur de l'USJ, du P. Michel Scheuer et de Adnan Mroué, président du CCNLE, Marwan Hamadé, député et ancien président du même comité, Henri Lebreton, représentant l'ambassadeur de France, Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris, et du Pr Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d'éthique de France. À la séance d'ouverture, le Pr Tomb a aussi rappelé que la faculté de médecine, qui est pionnière en bioéthique, se devait de rassembler ses ressources propres et celles de ses nombreux amis, au Liban comme à l'étranger, pour offrir une réflexion en profondeur sur le sujet.
De son côté, le P. Michel Scheuer a remercié la faculté de médecine d'avoir osé prendre l'éthique médicale pour thème de ce congrès, à un moment où tant de nouveaux défis interpellent tous les acteurs de la santé. « Qu'il nous suffise d'évoquer toutes les questions relatives au début ou à la fin de vie, les perspectives ouvertes par les progrès de la génétique, les grands débats de société autour du diagnostic prénatal ou de la sédation. Dans notre petit pays, retenons les initiatives ministérielles récentes en matière d'accréditation des comités d'éthique hospitaliers, les stratégies d'encouragement au don d'organes et l'encadrement renforcé des greffes avec donneur vivant », a-t-il dit.


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