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Sport

Au siège de la Fifa, le calme, en apparence...

Le siège de la Fifa à Zurich, en Suisse. Michael Buholzer/AFP

Au siège de la Fifa à Zurich, hier matin, un calme apparent régnait : les employés refusaient de s'exprimer tandis que les agents techniques terminaient les derniers préparatifs du tournoi de foot du Lycée français. « C'est dur », telle est la réaction du seul employé de la Fifa à accepter de s'exprimer.
À 07h30, sur la Fifa-Strasse, petite rue conduisant au siège, devant une vingtaine de caméras de télévision à l'affût, les employés arrivent au compte-gouttes, s'engouffrant au volant de leur voiture dans le parking souterrain, après avoir actionné le système de contrôle d'accès par empreintes digitales. Joseph Blatter, lui, est à l'intérieur du bâtiment. D'autres sont à vélo ou à pied, mais la plupart, écouteurs aux oreilles, refusent poliment de répondre aux questions d'un « non » de la tête.
À l'intérieur de l'enceinte, rien ne semble indiquer que la maison Fifa tremble sur ses assises. Sous un soleil estival, sans aucune brise, même les sept drapeaux aux couleurs de la Fifa, et des confédérations qui la composent, se tiennent tranquilles. Le silence n'est perturbé que par quelques agents, poussant des chariots, qui s'affairent donc aux derniers préparatifs du tournoi du Lycée français.
À côté des tables de jardin où le personnel vient déjeuner à midi, la douce mélodie de la fontaine « Sepp Blatter » donne à l'endroit des airs de centre de villégiature. À l'intérieur du siège, luxueux bâtiment de marbre et de verre construit en 2006, en partie en sous-sol, entouré d'un superbe terrain de football en synthétique, quelque 400 personnes travaillent chaque jour. « Il n'y aura pas d'activité média », confie seulement le service de presse, expliquant qu'il s'agit « d'une journée normale, avec beaucoup de réunions ». « Tout continue comme avant, le président est toujours président, jusqu'à l'élection de son successeur », ajoute-t-on.
Mais après 40 ans au sein de « sa maison » Fifa, comme responsable du développement, secrétaire général puis président depuis 1998, rien ne sera plus comme avant. Car, comme le titrait l'édition zurichoise de 20 Minutes hier matin, « Blatter abandonne ». Le match avait probablement trop duré pour Blatter et la blessure était trop profonde pour que le Valaisan dispute une prolongation dont l'issue semblait inéluctable.
À 9h20, un responsable de la sécurité demande poliment de « quitter les lieux. Car c'est un jour spécial », explique-t-il. À la Fifa, tout n'est donc pas vraiment comme avant.

Éric BERNAUDEAU/AFP

Au siège de la Fifa à Zurich, hier matin, un calme apparent régnait : les employés refusaient de s'exprimer tandis que les agents techniques terminaient les derniers préparatifs du tournoi de foot du Lycée français. « C'est dur », telle est la réaction du seul employé de la Fifa à accepter de s'exprimer.À 07h30, sur la Fifa-Strasse, petite rue conduisant au siège, devant une vingtaine de caméras de télévision à l'affût, les employés arrivent au compte-gouttes, s'engouffrant au volant de leur voiture dans le parking souterrain, après avoir actionné le système de contrôle d'accès par empreintes digitales. Joseph Blatter, lui, est à l'intérieur du bâtiment. D'autres sont à vélo ou à pied, mais la plupart, écouteurs aux oreilles, refusent poliment de répondre aux questions d'un « non » de la tête.À...
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