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Moyen Orient et Monde

En bref

Un « État démilitarisé », les conditions de Netanyahu pour la « paix »
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a tenté de rassurer, hier, le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier en réaffirmant qu'il était prêt à accepter sous conditions la création d'un État palestinien. « Je reste attaché à l'idée que le seul moyen de parvenir à une paix durable passe par le concept de deux États pour deux peuples », a assuré M. Netanyahu lors d'une conférence de presse à Jérusalem après son entretien avec M. Steinmeier, en visite en Israël et dans les territoires palestiniens. Le Premier ministre israélien a toutefois souligné que cet État palestinien devait être « démilitarisé » et « reconnaître l'État juif d'Israël ». Une des conditions passe par l'« arrêt par les Palestiniens de leurs tentatives d'isoler et de délégitimer Israël sur la scène internationale », allusion notamment à la demande des Palestiniens de suspendre la Fédération israélienne de la Fifa. « Le problème, ce ne sont pas les colonies (israéliennes) ou les frontières », a aussi affirmé hier le Premier ministre israélien. « La question n'est pas quelle est la frontière, mais quels sont les arrangements de sécurité au-delà de cette frontière » dans un futur État palestinien, a-t-il expliqué.

Abdallah Barghouthi placé en isolement dans une prison israélienne
Un chef palestinien de la branche militaire du mouvement islamiste Hamas, condamné à un record de 67 peines de prison à perpétuité, a été placé en isolement pour avoir parlé à la radio du Hamas, a-t-on indiqué hier de source israélienne. Abdallah Barghouthi qui a donné une interview à l'aide d'un téléphone portable « introduit clandestinement dans la prison où il est détenu, a été placé dans une cellule d'isolement », a précisé à l'AFP la porte-parole des services pénitentiaires israéliens Sivan Weizman. La durée de sa peine sera déterminée lors d'une prochaine comparution devant l'administration pénitentiaire, a-t-elle ajouté.

Démission en Israël du ministre sans portefeuille Benny Begin
Le fils de l'ancien chef du gouvernement Menahem Begin a démissionné du gouvernement en raison d'un surnombre de ministres du parti Likoud, a annoncé hier la radio publique. Benny Begin a abandonné son poste à la suite de la récente entrée au gouvernement de Gilad Erdan, lui aussi du Likoud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui est devenu ministre de la Sécurité intérieure, de la Diplomatie publique et des Affaires stratégiques. Avec l'arrivée de M. Erdan, qui avait refusé dans un premier temps d'entrer au gouvernement, le nombre de ministres du Likoud était passé à 13 sur 20, sans compter Benjamin Netanyahu. Les quatre autres partis religieux, nationaliste et centriste membres de la majorité avaient exigé que le nombre de ministres du Likoud soit limité à 12, ce qui a contraint M. Begin à la démission.

Manifestation contre 48 ans d'occupation à Jérusalem
Quelque 300 manifestants d'organisations opposées à la colonisation israélienne et deux députés arabes israéliens d'opposition ont marqué samedi soir à Jérusalem le 48e anniversaire de l'occupation des territoires palestiniens, selon un journaliste de l'AFP. Les manifestants, membres d'une dizaine de mouvements d'extrême-gauche et de défense des droits de l'homme, se sont rassemblés en face des remparts de la vieille ville de Jérusalem. « L'occupation, cela suffit », proclamaient les pancartes brandies. Parmi les intervenants, le député Ayman Odeh, dirigeant de la Liste arabe unie (13 députés sur 120), a dénoncé l'occupation « qui condamne les Palestiniens à vivre dans la plus grande prison du monde ». Une autre parlementaire de cette formation d'opposition, Aïda Touma, était également présente. La police a déployé d'importantes forces pour éviter tout incident avec une poignée de contre-manifestants de droite qui brandissaient des drapeaux israéliens. Israël a conquis puis occupé la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est lors de la guerre des Six-Jours en juin 1967. Il a évacué la bande de Gaza tout en maintenant un blocus autour de cette enclave contrôlée par les islamistes du Hamas. L'État hébreu a annexé Jérusalem-Est, ce qui n'a jamais été reconnu par la communauté internationale tout en occupant la Cisjordanie.

Égypte
Marine Le Pen loue le combat de Sissi contre le « fondamentalisme »
La présidente du parti d'extrême droite français Front national, Marine Le Pen, a salué hier au Caire le combat contre le « fondamentalisme » du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. « Le président al-Sissi est un des leaders qui a le message le plus clair à l'égard du fondamentalisme », a estimé Mme Le Pen lors d'une conférence de presse clôturant une visite de quatre jours au Caire. « Nos choix au Front national sont clairs, soutenir les pays qui luttent contre le fondamentalisme, au premier rang desquels bien entendu l'Égypte et les Émirats arabes unis », a précisé Mme Le Pen. Elle a aussi affirmé que l'idéologie des Frères musulmans était liée à celle des jihadistes de l'EI.

Les autorités entament la démolition du siège du parti de Moubarak
L'Égypte a entamé hier la démolition du siège du parti de l'ex-président Hosni Moubarak, autrefois symbole de son régime autoritaire et incendié durant la révolte populaire de 2011 qui le chassa du pouvoir. À quelques mètres du célèbre musée du Caire, des ouvriers ont attaqué hier à coup de bulldozers le bâtiment de quatre étages situé sur les bords du Nil ainsi qu'un bâtiment étatique adjacent, a constaté un photographe de l'AFP. Un parc devrait prendre la place de ces bâtiments. Situé au cœur du Caire, à quelques pas de la place Tahrir, épicentre du soulèvement de 2011, le siège du Parti national démocrate (PND) avait été saccagé et incendié par des manifestants en colère qui réclamaient le départ de M. Moubarak. Ils y voyaient le symbole de la corruption et des abus policiers tolérés par son régime.

Nucléaire iranien
Les divergences demeurent après les tractations Kerry-Zarif à un mois de l'échéance
Les chefs de la diplomatie américaine et iranienne John Kerry et Mohammad Javad Zarif ont mené à Genève d'« intenses » tractations, mais des divergences demeurent à un mois de la date butoir pour sceller un accord historique sur le programme nucléaire de Téhéran, selon le numéro deux de l'équipe des négociateurs iraniens Abbas Araghchi. Le négociateur a aussi indiqué que les discussions reprendront « la semaine prochaine à Vienne, au niveau des adjoints et des experts ». Avant même le début des discussions Kerry-Zarif à Genève, Abbas Araghchi avait mis les choses au point : Téhéran refuse que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) mène des « inspections de ses sites militaires » et interroge ses scientifiques dans le cadre d'un éventuel règlement.

 

Un « État démilitarisé », les conditions de Netanyahu pour la « paix »Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a tenté de rassurer, hier, le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier en réaffirmant qu'il était prêt à accepter sous conditions la création d'un État palestinien. « Je reste attaché à l'idée que le seul moyen de parvenir à une paix durable passe par le concept de deux États pour deux peuples », a assuré M. Netanyahu lors d'une conférence de presse à Jérusalem après son entretien avec M. Steinmeier, en visite en Israël et dans les territoires palestiniens. Le Premier ministre israélien a toutefois souligné que cet État palestinien devait être « démilitarisé » et « reconnaître l'État juif d'Israël ». Une des conditions passe par l'« arrêt par les...
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