L'Aqmi au Sahel perd « sa liberté de circulation », selon l'armée française
Au Sahel, l'organisation el-Qaëda au Maghreb islamique (Aqmi) « a perdu sa liberté de circulation », a affirmé hier le chef d'état-major de l'armée de terre française, le général Jean-Pierre Bosser, après la mort récente de deux chefs jihadistes tués par les forces spéciales françaises. « Dans la bande sahélo-saharienne, nous avons marqué beaucoup de points et nous en marquons encore. Aujourd'hui, avec tous les renseignements que nous avons acquis, nous sommes en mesure de poursuivre cette action de neutralisation », a précisé le général Bosser. « Ce sont des actions militaires assez remarquables qui visent à combiner des forces spéciales, du renseignement obtenu par des drones, des hélicoptères avec de longues distances », a-t-il ajouté. Il y a une semaine, le gouvernement français avait annoncé la mort dans le nord du Mali de deux des principaux chefs jihadistes au Sahel, dont l'un avait revendiqué l'assassinat de journalistes français de la radio RFI en 2013.
L'Espagne ouvre une enquête contre le chef de Boko Haram
Un juge espagnol enquête sur le chef de Boko Haram pour terrorisme et crimes contre l'humanité, la première instruction judiciaire contre le groupe islamiste, ouverte au nom du principe de justice universelle, a-t-on appris hier de source judiciaire. Le juge Fernando Andreu, de l'Audience nationale à Madrid, spécialisée dans les affaires complexes, a ouvert une information judiciaire, à la demande du parquet espagnol, sur Abubakar Shekau, le chef de Boko Haram. Il estime être compétent en l'absence d'autre enquête internationale. Le parquet s'appuie sur des faits relevant du « harcèlement » et de « pressions », en mars 2013 au Nigeria, dans la ville de Ganye (État d'Adamawa, Nord-Est), à l'encontre d'une religieuse espagnole, « dans un contexte généralisé d'actions de nature terroriste de la part de l'organisation jihadiste ». Selon le juge espagnol, Boko Haram « mène une attaque généralisée et systématique contre une partie de la population civile pour créer un État islamique ».
L'ancien chef des forces spéciales tadjikes rejoint Daech
L'ancien chef des forces spéciales de la police tadjike, entraînées par des instructeurs américains, a annoncé dans un message vidéo diffusé sur YouTube qu'il avait rejoint les rangs de l'État islamique. Le colonel Gulmurod Khalimov, qui avait dirigé l'Omon, unité d'élite spécialisée dans la lutte contre les criminels et les activistes, avait disparu à la fin du mois d'avril et était, depuis, introuvable en dépit des recherches lancées par la police de son pays. Il est réapparu dans une vidéo d'une dizaine de minutes, brandissant une ceinture de munitions et un fusil et promettant de porter le jihad en Russie et aux États-Unis. « Avec la grâce de Dieu, nous allons vous massacrer », déclare-t-il s'exprimant en russe, assis devant un palmier. Les images ne permettent pas de deviner dans quel pays a été réalisé l'enregistrement.
Au Sahel, l'organisation el-Qaëda au Maghreb islamique (Aqmi) « a perdu sa liberté de circulation », a affirmé hier le chef d'état-major de l'armée de terre française, le général Jean-Pierre Bosser, après la mort récente de deux chefs jihadistes tués par les forces spéciales françaises. « Dans la bande sahélo-saharienne, nous avons marqué beaucoup de points et nous en marquons encore. Aujourd'hui, avec tous les renseignements que nous avons acquis, nous sommes en mesure de poursuivre cette action de neutralisation », a précisé le général Bosser. « Ce sont des actions militaires assez remarquables qui visent à combiner des forces spéciales, du renseignement obtenu par des drones, des hélicoptères avec de longues...


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